‹ Albert Dürer et ses dessinsChapitre 121 sur 163 · Voy. Thausing · texte numérisé non relu

Voy. Thausing

cryphes ; — 3° un homme dessinant un luth à l’aide d’un instrument pour déterminer la perspective , à la plume (cabinet des Estampes de Berlin); — 40 le même homme, dessinant un vase, à l’aide du même instrument, reproduit deux fois, avec de légères différences, sur une seule feuille; croquis à la plume (Bibliothèque de Dresde).

Dürer, comme Léonard, s’était occupé de l’art des fortifications; il a laissé sur cette matière un traité qui est la base de l’art de la fortification moderne en Allemagne. Son livre n’eut pas l’approbation de ses contemporains ; ses idées étaient trop en avance sur son temps; mais, trois siècles plus tard, les ingénieurs prussiens mirent à profit le système de Durer. A ces études se rapporte un dessina la plume, 1 c Bombardement d’Asperg1 (en Wurtemberg) : une grande enceinte fortifiée est attaquée par des canons et des mortiers rangés en demi-cercle; les points principaux sont indiqués par leurs noms écrits de la main même de Dürer : Pytyka (aujourd’hui Bœtigheim, station de chemin de fer), Griïnige (Grœningen) et Tyfenpach. A la place de l’église, qui domine l’enceinte fortifiée, s’élève aujourd’hui la prison de la ville ; sur le premier plan, der Knecht léger (le camp des soldats) ; en haut, au milieu, Asperg ; plus haut, à droite, le monogramme et la date 1 5 1 9 (cabinet des Estampes de Berlin). L événement représenté par Dürer est le siège de la petite forteresse Hohen-Asperg, près Ludwigsburg, par Georges Frundsberg, pendant la guerre de l’alliance souabe contre le prince Ulrich de Wurtemberg. Le fort se rendit le 26 mai i5ic)2. Autre spécimen de ces études sur les fortifications : un fort détaché, placé entre la mer et des rocs escarpés, légère esquisse à la plume (Ambrosienne), qui trouve son commentaire dans ce passage du Traité des fortifications : « Si un seigneur a

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