‹ Albert Dürer et ses dessinsChapitre 75 sur 163 · Voy. Thausing, p · texte numérisé non relu

Voy. Thausing, p

2. Cette inscription est en caractères majuscules, séparés, çà et là, par des sortes d’astérisques : Hilfdgtghe lue k berat.

3. Déjà dans la Nef des fofi du monde , de Brandt, on trouve une roue de la Fortune que fait tourner une main sortant des nuages.

4. M. Jean Wussin a le premier remarqué que les armoiries en question étaient les armes parlantes du savant architecte; elles montrent, en effet, dans l’écu un satyre tenant en laisse deux lévriers; or tschert, en bohémien, signifie diable ou satyre. M. Wussin signale encore un dessin des armoiries de Tscherte, daté 1 5 36, collé sur la partie intérieure du livre de Leone Battista Alberti, De re edificatoria, Paris, i5i2 (voy. Arcliiv. f. Zeich. Kiinste . X, 36g). Un troisième dessin de ces armoiries est entré en 1 838, avec toute la collection du major Fr. Kraushaar, dans la Bibliothèque de l’histoire de l’art de la maison de l’empereur, à Vienne; il porte la date 1 5 19, apocryphe, bien qu’elle paraisse exacte (voy .Johannes Tschertes Wappen, par M. Albert Ilg, dans Die graphischen Kiinste, I, cahier m, p. 74). C'est à ce Tscherte que Pirkheimer adressa en i53o la fameuse lettre (voy. Pièces justificatives, n° VI) conservée à la Bibliothèque municipale de Nuremberg, et dans laquelle il s’exprime si durement

ami de Pirkheimer et de Durer qu’il aida dans ses études géométriques; peut-être est-ce encore pour le même Tscherte,et en vue d’un exlibris, que Dürer exécuta le remarquable dessin à la plume, un Sylvain agenouillé dans un cadre de branchages et présentant un écu, ayant appartenu à feu M. Gatteaux, et qui a été détruit avec une partie de son cabinet dans l’incendie pendant la Commune de 1871 *; un autre ex libris, très pâli, par l’humidité sans doute, pour Lazarus Spengler : un satyre assis, jouant de la flûte de Pan, tenant les armoiries de Spengler 2 posées sur une tête de mort ; une jeune femme debout, le sein découvert, les cheveux flottants, présente un gobelet au satyre; de son autre main elle tient un peson à crochet; la composition est encadrée de branchages de vigne et d’arabesques analogues à celles du Livre d’ Heures de Maximilien ; dans la bordure supérieure du cadre, un hibou, un lapin et un cygne; sur parchemin, à l’encre violette ; l’armoirie est coloriée à la gouache; en bas, la date 1 5 1 5 (Albertine). Un enfant ailé debout tenant de la main gauche un écu dans lequel se trouve le bouleau 3 qui servait d’arme parlante à Pirkheimer ; plume d’une légèreté charmante (Collection Mitchell); dans le goût des deux petits anges, tenant l’écu de Pirkheimer, dans la gravure sur bois, Heller, ig36. Pour Pirkheimer encore, une autre marque destinée à quelque liber amorum : dans un encadrement circulaire formé de quatre banderoles dont les bouts sont enroulés, un cœur, martelé par la Passion sur une enclume, est dévoré par les flammes; une femme, Inmodia

à l’égard d’Agnès Dürer, en même temps qu’il blâme les trop rapides progrès de la Réformation dont il avait été un zélé promoteur. — On a de Tscherte un billet invitant à déjeuner Dürer et Varenbüler, probablement en 022, lors de la Diète de Nuremberg (voy. Thausing, Diire?'’s Brie/e, etc.).

1. Reproduit dans la Galette des Beaux-Arts, ire période, t. VII, p. 25, et dans Émile Galichon, Albert Durer, sa vie et ses œuvres, p. 81.

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