‹ Albert Dürer et ses dessinsChapitre 87 sur 163 · Voy. plus loin, p · texte numérisé non relu

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2. Voy. Woltmann, Holbein. — Le Christ portant la croix est une gravure sur bois, pièce unique, longtemps perdue dans les anonymes du musée de Bâle, et restituée à Holbein par le savant directeur de ce musée, le docteur His Heusler. Le même musée possède une Glorification du Christ, homme de douleur, d’Ambroise Holbein, d’après le bois ornant le titre de la Grande Passion de Dürer.

3. La lettre et le dessin sont au musée de Bâle. Frey fut le premier prieur réformé de l’église Saint-Charles, à Zurich.

Hans Leu1 et les autres messieurs qui me sont favorables ; il lui envoie cinq petites estampes qu’ils devront se partager. Quand donc, si ce n’est dans ce voyage de i5i5, Durer a-t-il pu se faire un pareil groupe d’amis à Zurich?

Les dessins des châteaux de Saint-Ulrich, de Ramstein et d’Ortenberg établissent une tournée de Durer dans le district de Schelestadt. Est-il possible que de là il ne se soit point rendu à Colmar et à Strasbourg, éloignés à peine de quelques heures, qu’il avait visités en 1490-1494 et dont la réputation artistique était considérable? Dans ces années, un des disciples de Dürer, Mathias Grunewald, le Corrège allemand, comme l’appelle Sandrart, exécutait son remarquable retable à Issenheim2, petite ville située à une vingtaine de kilomètres de Colmar, où vivait encore le frère du grand Martin Schongauer, Paul, qui avait si affectueusement reçu notre maître en 1492 3. A Strasbourg, Jean Wechtlin, le maître aux bourdons croisés, un de ceux qui subissaient l’influence de Dürer, venait d’ètre reçu bourgeois de la cité ( 1 5 1 4) . Il se peut enfin que Dürer soit allé à Wissembourg; il y connaissait une famille Schilling, dont les armoiries4, trèfle jaune sur champ rose, se trouvent sur un dessin à la plume de iâoq représentant la Chute des Anges, en forme de tondo (British Muséum) où l’on voit Dieu le père, au centre, dans les nuages portés par un chœur de chérubins, la main droite levée, le globe dans la main gauche appuyée au genou ; les longues draperies d’un ample manteau sont portées par des séraphins qui occupent la partie cintrée de chaque côté du

1. Peintre-graveur zurichois, tué aux côtés de Zwingle, à la bataille de Cappel ( 1 5 3 1 ) . On a de lui, au musée de Bâle, des dessins qui trahissent une imitation très voulue de Dürer.

2. Ce retable est aujourd’hui au musée de Colmar. (Voy. Musée de Colmar, par Charles Goutzwiller ; Woltmann, Geschichte der deutschen Kunsl im Elsass, p. 247.)

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