‹ Albert DurerChapitre 68 sur 99 · LE VOYAGE DES PAYS-BAS ET LES DERNIÈRES ANNÉES · texte numérisé non relu

LE VOYAGE DES PAYS-BAS ET LES DERNIÈRES ANNÉES

ÉTAIT bien d'avoir obtenu une pension de l'empereur; c'était mieux encore d'avoir réussi à se la faire payer. Mais il ne fallait pas que l'empereur mourût, car, dans ces pays d'Allemagne, avec le régime électif, tout était remis en question à chaque changement de règne, le nouvel empereur fût-il —

comme c'était le cas — petit-fils de l'ancien. Or donc JVlaximilien était mort en janvier îôio,. Durer, ayant laissé passer le temps nécessaire à une élection, qui, grâce aux intrigues de François Ier, fut fort épineuse, s'inquiéta du sort de sa pension et résolut d'en aller demander confirmation à Charles-Quint, qui n'était pas encore venu dans son nouvel Etat, mais que l'on attendait aux Pays-Bas, et qui devait être couronné à Aix-la-Chapelle. La peste d'ailleurs régnait à Nuremberg, et Durer était peu soucieux de s'y exposer. Il se mit en route en juillet 1S20, avec sa femme et sa servante. Il

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