‹ Albert le Grand et Saint Thomas d'AquinChapitre 51 sur 118 · Luc. TuD., lib. I, c. vi · texte numérisé non relu

Luc. TuD., lib. I, c. vi

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chement l'existence de Dieu * ; il y en eut même dans les sphères ecclésiastiques. D'autres laissaient, à la vérité, subsister le nom de Dieu, mais le plaçaient sur le même degré que la matière "^ . Les rniracles sont naturellement impossibles ^ ; et s'il est question des miracles de Jésus-Christ, ce n'est que dans un sens métaphorique : ainsi, lorsque l'on dit qu'il a rendu la vue aux aveugles, on ne veut parler que de la vue spirituelle, c'est-à-dire du développement de l'intelligence *.

Ils enseignaient aussi que l'âme meurt avec le corps, et que Dieu est impuissant à donner à un être mortel, tel que l'âme, l'immortalité ; selon eux, il n'y a pas de résurrection de la chair. C'était là la doctrine non seulement de tous les hérétiques dont nous parlons, mais encore celle de catholiques, qui voulaient néanmoins rester avec l'ÉgHse.

Ces derniers se justifiaient de leur hétérodoxie en prétendant que leur manière de voir n'était, quoique foncièrement rationaliste, qu'une simple

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