‹ Albert le Grand et Saint Thomas d'AquinChapitre 65 sur 118 · IbicL, cap. viir · texte numérisé non relu

IbicL, cap. viir

cette espèce, un langage particulier avec des expressions artistiques propres au but qu'ils cherchaient à atteindre ^ Ils dirigeaient surtout leurs attaques contre les sacramentaux et contre les cérémonies qui se rapportaient plus spécialement aux pratiques de la vie, comme les fêtes, les processions pubhques, les rogations, les pèlerinages. Ils disaient que les indulgences et les suffrages pour les morts, que toutes les coutumes religieuses employées et usitées dans TEglise pour apporter un soulagement aux âmes du purgatoire n'étaient que des jongleries inventées par la rapacité des clercs^ Selon eux, l'ordination sacerdotale ne donnait aucun pouvoir. Tout homme pieux avait le pouvoir de faire ce qu'ils prétendaient avoir seuls le droit d'accomplir en vertu de leur soi-disant consécration. Un prêtre, disaient-ils, en état de péché mortel — et ils y sont tous — ne peut rien, malgré son ordination. Des qu'un prêtre pèche, il cesse, par le fait de son péché, d'être le représentant de l'Église, et tous ses actes comme tels sont nuls ^ Quelles contradictions !

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