MoNETA, lib. V, cap. v
KTAT DE L'ÉliLlSK \'A0
11 no peut pas non plus être question d'une foi déterminée : chacun peut se sanctifier dans la foi qu'il se fait à lui-mémo et selon sa propre loi *. 11 n'est pas nécessaire, pour trouver la voie qui mono à Dieu, de se confier à une institution ecclésiastique ou îi im représentant quelconque de r Eglise ; il ne faut pour se sauver qu'obéir à Dieu, et non pas à des hommes. Nul homme n'a le droit de se placer entre nous et Dieu % car tous les hommes sont égaux devant lui. Les lois que l'Eglise s'arroge le droit de faire, sont nulles, puisque le droit qu'elle invoque est illusoire ^ : elle a tout aussi peu de droits àédicter des peines, à imposer des pénitences, à fulminer l'excommunication ; que si elle le fait, il ne faut pas s'y soumettre, et se déclarer indépendant d'elle * .
Cet esprit des barons de Vempire, des vassaux du Christ^ comme ils s'appelaient, ne pouvait pas non plus tolérer de serment, de vœux par lesquels on s'obligeait en conscience : il les