‹ Albert le Grand et Saint Thomas d'AquinChapitre 96 sur 118 · ViELMius, pag. 170 et suiv · texte numérisé non relu

ViELMius, pag. 170 et suiv

2. A lire les éloges de Clément VI et de Clément VIII dans Salmantic, I, prsef ., § 10.

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notre erand écrivain. C'est comme si nous demandions à rarcliitecte d'une de nos splendides eathédralos pourquoi il a mis tant de prolX)rtion et d'harmonie dans son plan; pourquoi, même dans les moindres détails, il a apporté les soins les plus minutieux, la plus exacte rigidité à tout coortlonncr, atout lier. Celui qui n'a aucune idée du cristal est-il bien autorisé à questionner le lapidaire sur les soins qu'il apporte au polissage du diamant jusqu'à ce qu'enfin il lui ait donné la forme déterminée?

Sixte de Sienne, le confrère de saint Thomas, dit de lui qu'il a réuni en sa personne d'écrivain quatre qualités qui y sont devenues inséparables : l'abondance des matières et la brièveté, la simplicité et la véracité.

Et eniin, pour ne pas oublier un dernier privi* lège, il a écrit dans une langue qui a bien pu choquer certaines oreilles par trop délicates, non pas parce que les formes et les intonations ont pu leur paraître rudes, mais bien [plutôt parce que les doctrines qu'elle présente leur^semblaient sévères. Ce langage cependant était seul digne d'un objet aussi relevé que celui qu'il traitait et d'un esprit aussi profond que celui qui s'en est

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servi. Ce n'est certainement pas le langage d'un humaniste, qui eût été déplacé sur les lèvres ou sous la plume d'un homme comme Thomas d'Aquin ; mais c'est un langage noble, approprié, spiritualisé, tel qu'une force créatrice extraordinaire a seule pu le tirer de la langue latine, afin de le mettre au service de ce qu'il y a de plus élevé et de plus profond ; en un mot, un langage parfaitement correspondant à sa destination, c'està-dire digne de la vérité divine, dont il a été le éhicule auprès de l'esprit humain.

« J'ai parlé de toutes ces choses et d'une manière complète, non pas seulement, si cela avait été nécessaire, pour provoquer l'admiration en faveur de la science et de la sainteté de notre Docteur angélique, mais surtout pour embraser tous les cœurs par l'amour de la sagesse, dans laquelle se trouve exclusivement le bonheur sur la terre, et montrer à tous le chemin pour y parvenir. Ce chemin consiste dans l'innocence et dans la pureté de la vie, dans les efforts ardents vers la charité, dans un désir enflammé pour la sagesse, dans une prière incessante provenant d'une vive aspiration vers la sagesse. Ce don, nous le recevons

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