LES BRUYANTES DISPUTES DE LA RUE DU FOUARRE
Pétrarque, en lançant cette apostrophe peu modeste à la tête de nos aïeux, reportait avec complaisance ses regards sur l'université de Bologne. « Avouez que vous avez étudié à Bologne ! » remontrait irrévérencieusement encore certain cardinal romain à l'un de nos docteurs, Nicolas de Clémengis, coupable d'avoir excellé dans les périodes cicéroniennes bien que François^, et ayant tout simplement fait ses études au collège de Navarre ^. La suprématie, l'autorité sans égale de notre vieille université de Paris, n'en déplaise aux deux personnalités jalouses auxquelles on vient de faire allusion, est chose si évidente, si pleinement et si rigoureusement justifiée, que nous ne prendrons point seulement la peine, — parce que, en effet, Bologne a pu compter quelques maîtres plus versés que les nôtres dans la belle latinité, parce que, en outre, tandis que la Sorbonne a dicté des lois scolaires à
de médecine, l'autre de physique, une troisième de ^roit. On y faisait des cours gratuits.
Verceil : fondée par les bourgeois de Verceil (1228).
VicENCE : autre colonie bolonaise. Chaires de médecine et de droit. En 1261, maître Arnold y professait le droit canon. (Gonsult. Verci, Trevig., t. H, p. M 2.)