PRÊCHEURS ET LES FRÈRES MINEURS SE SONT ÉLEVÉS
CONTRE NOUS DANS LA HAINE, mande textuellement Pierre des Vignes dans un de ses rapports à l'empereur; ils ont réprouvé publiquement notre vie et notre conversation; ils ont brisé nos droits et nous ont RÉDUITS AU NÉANT... Et voîlà que, pour énerver encore notre puissance et nous priver du dévouement des peuples^ ils ont créé deux nouvelles confréries qui embrassent universellement les hommes et les femmes. Tous
Y ACCOURENT ET A PEINE SE TROUVE-T-IL UNE PER- SONNE DONT LE NOM n'y SOIT INSCRIT \ »
Il serait fastidieux d'énumérer ici , un à un , les graves et nombreux griefs qu'alléguait le pape Gré-
« Now was seen the wisdom of the great Innocent in raising two sucli armies for the future défense of the Church as those furnisiied to him by St. Dominic and St. Francis. » — History of Frederick the Second, by Kington, t. Il, p. i25.
goire IX contre l'empereur des Romains Frédéric II, de reproduire in extenso les raisons plus ou moins valables qu'alléguait, en revanche, le plus intelligent et le plus retors des héritiers indirects de Constantin, pour refuser obéissance au successeur de saint Pierre. Albert, cependant, se trouvant engagé dans le débat, il semble opportun et même nécessaire de se transporter sur le terrain qui vit se produire ce furieux conflit entre les deux puissances, choc inévitable, épouvantable mêlée dont nous ressentons encore vaguement le contre-coup et traînons les tristes éclats. L'empereur réduira-t-il le pape a n'être
QUE SON chapelain? — LE PAPE VA-T-IL CONTRAINDRE l'empereur a le SERVIR COMME HUMBLE VASSAL? Telle
est la grosse question qui s'agite depuis la Sicile et les Galabres jusqu'à Prague et Cologne, tandis que le fils de Dominique, poursuivant froidement sa mission^ tantôt se tient sur la réserve, tantôt élève la voix dans les villes allemandes. Laissons comparaître et plaider, selon leur bon plaisir, les deux parties.
« De l'autorité du Père et du Fils et du Saint-Esprit, des apôtres saint Pierre et saint Paul, et de la nôtre, nous excommunions et anathématisons Frédéric, soi-disant empereur, dictus imperator S pour avoir excité des séditions