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l'aube, avant le lever du soleil... N'ayant point encore pu soupçonner les approches de la lumière, incapable de distinguer désormais s'il fait jour ou nuit, le faucon s'imaginera natLirellcmcnt que la nuit continue , et il supportera moins impatiemment le chaperon. Une fois le faucon coiiïé, que le varlet le pose alors avec précaution sur le poing, et qu'il le promène en plein air jusqu'à la troisième heure, à jeun... Qu'il le débarrasse ensuite de son chaperon : on pourra lui donner à ce moment quelque nourriture. Lorsque le faucon aura mangé, le varlet bien avisé le déposera doucement sur une plate- bande gazonnée, et placera à sa portée un vase d'eau claire, peu profond, à seule fin que l'oiseau puisse se baigner et se rafraîchir, s'il lui en prend fantaisie, et sans se blesser. x4près qu'il se sera évertué au soleil , rentrez-le et prenez soin de le confiner dans un lieu obscur jusqu'à la tombée du jour. Grâce à cet expédient, en effet, replongé prématurément dans les ténèbres , ayant déjà perdu la notion du matin, il perdra la notion du soir, et il sera complètement desheuré, A la nuit close, emparez-vous derechef de l'oiseau, mais délicatement, sans brusquerie; mettez-le sur votre poing, coiffez-le du chaperon et promenez-le sous la feuillée... »
Puisque nous en sommes au chapitre de falconibuSj, constatons, entre autres curiositez, qu'Albert, non
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moins pertinemment que Frédéric, appuie avec une insistance toute particulière sur cette importante question du régime que tout sérieux amateur de vol ou de sport ne saurait, en effet, trop étudier, trop approfondir. Albert le Grand établit, entre autres, cette loi fondamentale, savoir que, pour que le faucon se porte à souhait, on devra lui donner, autant que possible, en même qualité, en même quantité, la même sorte de nourriture que celle que le noble animal se conc|uiert de vive force, en liberté, dans les forêts. Que si l'on veut qu'il se maintienne en état, sans doute il est nécessaire de ne point contrarier son appétit, il serait à désirer toutefois qu'on ne l'excitât point non plus : in medio virtus, u L'aliment qui convient le mieux au faucon, déclare le docteur universel , en se retranchant derrière l'autorité de Frédéric, c'est la chair des petits oiseaux, toute saignante et comme respirant un reste de vie... On remarquera encore que le faucon, pour bien voler, ne doit être ni trop maigre ni trop gras. Car, s'il pèche par sécheresse, qu'advient-il? Tout le monde a reconnu qu'en ce cas il montre généralement peu d'audace et d'impétuosité : étique, le faucon s'agite vainement autour du poteau; il tourne au criard. S'il est, au contraire, menacé d'embonpoint et surchargé d'humeurs superflues , qu'arrive-il? Indolent et rechignant, la pa-
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resse s'en ompare on momo tomps c\uo l'obositr... On tâchera donc d'ol)tenir la juste mesure entre l'insuffisance d'aliments et l'excès du boire et du manger. Que le faucon ait toujours la poche de son estomac ni tout à fait vide ni trop pleine; qu'on ne le laisse jamais manquer de rien, mais, lorsqu'il aura goûté de la chair fi'aîche, qu'il reste sur sa faim... En vous comportant dans cette mesure, vous obtiendrez ce succès de tenir sur votre poing un animal toujours vigoureux , allègre et glorieux... Le bon fauconnier, lorsqu il enlève son chaperon au faucon, quand il le lance, et craint les approches de Vaigle ou du vautour, ne devra jamais négliger de dire : YiciT leo de tribu
JlDA, RADIX D.Wm, ALLELLIA M »
Cette formule sacramentelle du bon faiiconnier à laquelle fait allusion n'otre prudent Albert, Frédéric Hohenstaufen l'a-t-il bien souvent répétée, lorsque, s' arrachant aux bras des houris , il s'en allait insoucieusement voler, aux environs de Sorrente ou d'Amalfi? Dans ses expéditions aventureuses, l'inconscient précurseur de Luther a-t-il jamais beaucoup redouté pour lui-même les approches de l'aigle et du vautour? Au milieu des passe-temps frivoles, des sensualités tan-
1. V. Albf.rti Magni Opéra, édit. Lugd., Janimy. — De Animalibua, t. VF, lib. 23, p. 630-633, passim. — De regitnine accipilrum, secundum experta Frederici imperaloris.
tôt gossières, tantôt exquises, des occupations variées qui tour à tour charmaient, ornaient ou déshonoraient son existence païenne et fantasque, se représente-t-on Frédéric, même volant ^ murmurant à l'ombre des chênes un verset des psaumes? J'avoue ne point me le représenter ainsi, et l'auteur du Traité de fauconnerie en chasse, son gerfaut sur le poing, pas plus que l'auteur de V appel au peuple, la Bible ouverte sur ses genoux, — Frédéric n'a, du reste, jamais feuilleté la Bible que pour chercher noise à Grégoire TX, — n'a jamais du prononcer, ce semble, sans sourire et sans se mocjuer, la moindre parole tirée des saintes Ecritures. Qui sait? Ce fut peut-être le manque de gravité qui le perdit. Vicit leo de tribu Juda, radix David, alléluia! Et nous sera-t-il permis, à propos de cette vieille et naïve formule du bon fauconnier, d'adresser une dernière remontrance à l'élégant personnage dont il nous a été donné de pouvoir étudier l'étrange figure sous tous ses aspects? L'humble r/7lain qui , craignant l'aigle pour son faucon et Dieu pour le saint de son âme, la répétait dévotement, cette pieuse formule d'exorcisme contre le IMalin, prince des ténèbres, le pauvre villain plein d'une foi mal éclairée obéissait évidemment à une religion aveugle : d'accord, le superstitieux varlet avait un chaperon sur les yeux. Mais le grand seigneur de talent qui se
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mêle de parler des choses divines sans croire à la vie future, dont l'esprit désuni se pr('ci[)ite sans autre but que la poursuite des intérêts du moment, sans aucune élévation, en un mot, sans la foi en ce qui est éternellement le Beau, le Bien, le Vrai, dans les domaines illimités de la pensée, celui-là ne se montret-il pas également frappé de cécité, et, de plus, cet aveuglement volontaire n'est-il point coupable? Que dis -je? Un chaperon de plomb pèse sur son génie. En face de l'empereur d'Allemagne Frédéric, le fastueux triomphateur de Naples ou de Pouzzoles, qu'on se donne un seul instant le spectacle de saint Louis de France, rendant la justice dans le bois de Yincennes : Vicii leo de tkibu Juda, radix David , ALLELUIA ! — Frédéric est vaincu.
Un jour, frère Jourdain de Saxe, le second général de l'Ordre de Saint-Dominique, frère Jourdain l'errant, l'infidèle ami de frère Henri, un jour qu'il venait d'accomplir une de ses pérégrinations souveraines dans quelques-uns des pays soumis à l'adversaire du pape Grégoire, sollicita une audience de l'empereur. Le moine venait de parcourir à pied une partie de l'Europe, et chaque nuit sans doute il avait dormi sous le toit d'un de ces innombrables monastères soumis à sa loi, où il se retrouvait chez lui. Chemin faisant, il avait entendu énoncer bien des jugements divers sur
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la personne de Frédéric; il s'était soigneusement enquis auprès de tous, auprès des grands comme auprès des petits, de l'état général des esprits dans l'Église ; il avait naturellement été témoin, et souvent, de scènes violentes, de collisions, de disputes accompagnées de voies de fait entre les partisans du roi des Romains et ceux de l'évêque de Rome : partout la haine, la division, des symptômes de crise religieuse imminente dans les diocèses de la chrétienté qui relevaient de l'Empire. Jourdain de Saxe , pénétré de douleur en songeant aux angoisses qui déchiraient le cœur du souverain pontife, son chef, inquiet, ému, — il pressentait vaguement peut-être le grand déchirement ^ — Jourdain résolut de tenter une démarche auprès du pécheur endurci. En se présentant avec son franc parler devant le fauteur présumé de tant de troubles et de discordes, en lui tenant tête, l'héroïque mais trop confiant dominicain se flattait de produire quelque impression sur le tyran qu'il considérait peut-être comme un nouvel Attila. Admis auprès du prince, le prêtre vêtu de blanc demeura d'abord silencieux , immobile, les yeux fixés sur les yeux du mécréant* Comme l'ennemi particulier du saint -père ne crut point à propos de baisser la paupière, et attendu que Frédéric, lui non plus, n'ouvrait point la bouche : — « Seigneur, dit enfin frère Jourdain d'une voix haute et
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ferme, ma vie se passe à parcourir les provinces de mon Ordre, ainsi qu'en eiïet cela est mon devoir. Je ne remarque point sans surprise que vous ne m'adressez aucune question et que vous vous montrez fort peu curieux de savoir quels rapports je puis avoir à vous faire sur toutes les contrcss que j'ai traversées. — J'ai mes hommes, mes courriers, à moi, dans toutes les cours et dans toutes les provinces, répondit froidement Frédéric, et je n'ignore rien de ce qui arrive dans le monde. — Notre- Seigneur Jésus -Christ, reprit sans se décontenancer le fils de Dominique, savait toutes choses, puisqu'il était Dieu . Il interrogeait nonobstant ses disciples ; il leur demandait : Que disent les hommes du Fils de r homme? Tous, Seigneur, vous n'êtes assurément qu'un homme, tout empereur que vous êtes. Vous ignorez donc maintes choses qu'il vous serait profitable de ne point ignorer. Ces choses, on ne les a sûrement point portées à votre connaissance ; mais moi, je vais prendre sur moi de vous les apprendre. Ecoutez donc ce que l'on dit de vous sur toute l'étendue de l'Empire. On dit que vous opprimez les Éghses, que vous faites fi des condamnations prononcées' contre vous, que vous ajoutez foi aux aruspices et aux augures, que vous favorisez ouvertement les Juifs et les Sarrasins, enfin que vous ne portez aucun respect
au vicaire de Jésus-Christ , au père de tous les chrétiens, à votre maître selon Dieu. Tels sont les discours que l'on tient sur voire compte et que l'on répète en tout lieu , seigneur ; vous n'en êtes assurément point averti ni instruit, et tous ces faits dont on vous accuse-, ces faits ne tournent point à votre gloire. » Frère Jourdain de Saxe se retira lentement après avoir pro-. nonce ces paroles , et le roi des Romains , toujours souriant et bénévole, tourna les talons ^
Que si le César germanique ne se fût point senti appuyé dans ses entreprises contre Rome par un puissant parti, ce beau sang-froid, à la longue, ne se fùt-il point démenti? Que s'il n'eût réellement eu à opposer aux observations comme aux blâmes de ceux qu'affligeait et qu'indignait tour à tour son refus persistant d'obtempérer aux volontés pontificales que les non possumus de son orgueil ou de vains prétextes, Frédéric n'eùt-il point perdu, tôt ou tard, cette imperturbable assurance qui ne l'abandonna jamais, et dont son entrevue avec le supérieur général des frères prêcheurs ne nous montre, après tout, qu'un exemple isolé? Mais Y indocile se sentait fort; il s'adossait aux piliers de la synagogue et à l'autel de la
1. V. Acla Sanctorum, febr. 13, ap. Kington, Hist. Fred., t. I, p. 467. — Tlie Preacher like an Old Testumonl propliet, goes on wilh liis leclure, afler tliis courtly opening. — Kington.
patrie. Jourdain de Saxe, dans l'énumération de ses on dit, n'avait point tout dit ; le héraut du pape s'était bien gardé d'appuyer sur un fait de notoriété publique que confirmaient cliaque jour les dépêches des envoyés de Frédéric. Ce fait considérable, le voici : une part notable du haut clergé d'Allemagne favorisait ouvertement, ou sous main, la cause de l'excommunié et refusait obéissance au saint -siège. «Semblable AU GRAND DRAGON, confcssc OU se voilaut la face le très-catholique Albert de Béham — et cet irrécusable témoignage est, selon nous, de telle conséquence historique que nous ne saurions trop recommander d'en prendre note — semblable au grand
DRAGON , l'empereur A ENTRAÎNÉ A LUI LA MEIL- LEURE PARTIE DES ÉTOILES... L'cmpercur a rcudu les prélats apostats afin d'induire en tentation les bons et les fidèles, pour profaner le temple du Seigneur et les sacrements de l'Eglise. Beaucoup d'entre eux (les prélats. d'Alleniagne), craignant de se voir privés de leurs dignités et de leurs délices temporelles , sont tombés : ils ont marché sans courage devant
CELUI QUI LES POUSSE EN AVANT \ » Après l'cxpOSé
du texte, quelques lignes de commentaire : le texte, ce semble, en vaut la peine, car il ne tend à rien moins,
\. Albert de Béham, Conceplbuch. ap. Huillard-Bréholles. ». 23
s'il a vraiment toute la portée que nous lui donnons, qu'à modifier profondément les idées généralement reçues sur l'origine et les causes déterminantes de la Réforme. Un peu de mollesse et de paresse, le goût des plaisirs faciles et de la bonne chère, le désir de demeurer en paisible possession de leurs crosses pastorales, leur grossièreté, leur couardise, leur aristocratique indolence, sans compter cette sorte de fascination qu'exerce plus irrésistiblement peut-être sur des imaginations imbues d'avance du principe d'autorité l'appareil imposant du pouvoir civil, peuvent à la rigueur expliquer, mais seulement dans une certaine mesure, la servilité, la défection de quelques membres du haut clergé d'Allemagne, au milieu des circonstances critiques auxquelles nous faisons allusion. Les vices de plusieurs ont du les faire pencher du côté du GRAND DRAGON, uous OU couvcnons sans peine ; en se ralliant à l'empcreui' et en se détachantdu pape , ceux-là , les fainéants ou les criminels , n'ont évidemment cédé qu'à des considérations personnelles et vulgaires, et comme telles, elles ne méritent seulement point qu'on s'y arrête. — Passons. Mais là, dans les défaillances de ces évoques que va rudement apostropher tout à Theure , dans son austère langage, le docteur universel, ne doit point se chercher, selon nous, pas plus que dans les astuces,
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les libéralités, les menaces, les grâces même de Frédéric llolieiistaurcn, la raison du schisme éminemment nalional qui faillit éclater, dès le milieu du xiii'' siècle, entre l'Eglise de Rome et les Eglises de Germanie. Cette raison, elle ne paraît ni particulière, ni fortuite : encore une fois , pour parler la langue imagée de l'emphatique Albert de Béham , ce n'est point un simple coup de vent qui a entraîné loin de la ville aux sept collines la meilleure partie des étoiles. Quelque empire , en eifet , qu'aient exercé en tout temps sur la direction des alïaires humaines la préoccupation des intérêts matériels, la peur, les basses convoitises, les lâches conseils et les sots calculs, on remarquera cependant, — et c'est l'un des enseignements les plus nobles de l'histoire, — que les prostrations de la chair et les imbécillités des courages ne sauraient à aucun moment, en aucune façon, imprimer aucune résolution générale aux esprits; que les faiblesses et les trahisons manquent positivement de la vertu d'initiative ; et qu'enfin les grands mouvements qui décident des évolutions et des destinées des peuples ne se produisent point à la suite du désir stérile de bien vivre ou de la passion négative de reposer en paix. En présence des prétentions à l'indépendance vis-à-vis du saint-siége, déjà sensibles en Allemagne à l'époque à laquelle nous transporte
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ce récit, loin qu'il nous convienne de répéter, à propos des indices accusateurs d'une prochaine révolution dans l'Eglise, — on n'a du reste que trop usé de ces banales défaites à propos de cette même révolution accomplie , — vingt formules vagues et consacrées : relâchement des mœurs,... infractions à la discipline,... rébellion de princes inintelligents, orgueilleux et corrompus,... affaissement, égarement passager, fortuit des consciences, nous inclinons à donner le signal , au contraire , à ne voir là que les symptômes d'une sorte de réveil des énergies du peuple. (i Beaucoup d'entre les prélats teutons sont tombés^ constate en gémissant le vieil auteur; ils ont marché sans courage devant celui qui les poussait en avant. » Que plusieurs aient marché sans courage j, on l'a reconnu déjà ; mais derrière celui qui les poussait en avant j, je ne sais quelle irrésistible force, celle qui anéantit les légions de Varus, ne les disposait-elle point par surcroît à se séparer violemment de Rome , à secouer le joug-, à repousser, sous toutes les formes, la domination latine? Voilà, ce semble, un sujet de méditation assez neuf et devant lequel toute conscience doit chercher à s'éclairer. A quoi bon çà et là laisser, tantôt par scrupule, tantôt par incurie, tantôt encore par déférence pour la placidité béate de la masse des satisfaits^ telles et telles grosses questions pendantes?
Nous tenons peut-être de nos rapports familiers avec le maître de saint Thomas la résolution et le goût d'aborder de front toutes les difficultés, quelles qu'elles soient, sans avoir hérité toutefois de nos pères en la Scolastique cette confiance immodérée en eux-mêmes qui les enorgueillit, les égara trop souvent. Les scolastiques se persuadaient, en effet, que l'intelligence humaine est en possession constante et régulière de la vérité; ils estimaient, en un mot, que la vérité s'établit. Hélas ! la vérité, loin d'avoir la moindre tendance à s'établir, la plupart du temps fuit et se dérobe; la vérité ne s'assoit pas : elle passe, sourit et disparaît. Heureux qui la saisit, un jour, une heure, à l'improviste! C'est déjà peut-être la méconnaître, hélas! car elle est ailée de sa nature, que de penser qu'en dehors des mathématiques l'intelligence puisse s'en rendre maîtresse absolument.
L'Allemagne du nord et du centre a-t-elle été jamais franchement catholique, c'est-à-dire soumise à l'autorité spirituelle des papes aussi bien que convaincue de la validité de leurs prétentions à la souveraineté temporelle? Pour peu qu'il plaise de réfléchir et de procéder à une enquête historique, il est malaisé de pencher pour l'affirmative, et l'on arrive à cette conclusion singulière : l'Allemagne,