Brantôme
nonçait déjà l'Allemagne, de la situation tendue , de l'état de malaise et de crise, en un mot, où se trouvait une partie de l'Europe en plein moyen âge. Oui,
TOUTES LES INSTITUTIONS , TOUTES LES FORCES SO- CIALES COMMENCENT, DANS LEUR DÉVELOPPEMENT, PAR
LE BIEN qu'elles ONT A FAIRE... Parvenue à l'apogée de sa puissance temporelle sous les Innocent IV et les Grégoire IX, la papauté commençait efïectivement, à cette époque, à décliner comme puissance civilisatrice et spirituelle ; de toutes façons, elle avait accompli son œuvre; il ne lui restait plus réellement qu'à déchoir. Oui , il ne faict pas bon d'acharner
LE peuple, car il EST ASSEZ PREST PLUS QU'ON NE
VEULT... Ce ne furent point seulement, pensons-nous, les tronçons dispersés de la bête foudroyée par le pape qu'Albert le Grand sentit respirer encore et se tordre sous ses pas, lors de ses pérégrinations en Allemagne : les éléments confus qui devaient un jour s'agréger et produire en définitive la Réforme étaient prêts et 2^ lus quon ne voulait. Il ne faict pas bon d'acharner le peuple \