POUR A VEN RE A2 TUE SA
ressentait cependant un certain malaise, comme une crainte qu’elle ne pouvait définir.
Madame Stevens s’aperçut de l'émotion éprouvée par sa fille.
— Es-tu indisposée ? lui dit-elle.
— Non, ma mère, un peu d’agitation nerveuse, Etre
—Serait-ce la hâte de revoir Albert?
Eva baissa la vue, pendant qu’un doux sourire effleura ses lèvres roses.
Madame Stevens était femme ; elle aussi, étant jeune fille, avait éprouvé ce que sa fille ressentait en ce moment. Ayant pour Albert tout l'amour d’une mère, elle dit à sa âlle en souriant:
— Albert doit arriver bientôt; tu ferais bien d’aller au jardin pour y cueillir des fleurs dont tu feras un bouquet pour fêter son arrivée.
— Je crains, ma mère,
— Va, chère enfant, lui dit-elle en l’embrassant, ce sera le plus doux témoignage de ta joie de le voir de retour.
Eva, obéissant à sa mère, se rendit au jardin.
Au même instant on entendit le pas de chevaux et ie roulement d’une voiture.
—Ah! le voilà, dit Eva avec joie, et elle se hâte d'achever son bouquet.
M. Stevens, le sourire sur les lèvres, sort de la
voiture, s'empare d’un gros paquet de livres et entre dans la maison, suivi d'Albert.
Madame Stevens accourt au-devant d’eux. î - — Vois donc tous ces beaux prix, dit M. Ste- ô q vens à son épouse, et cette médaille d’or ; notre FF Albert a bien fait son devoir. Quels éloges, Li
quelles félicitations j'ai reçus des dames et des messieurs qui, tour à tour, venaient me serrer la main en me félicitant des succès obtenus par notre fils. Et si tu avais vu notre Albert, c'était à qui pourrait en approcher ; 1l fut même comme porté en triomphe jusqu’à ma voiture, et c’est avec peine que nous pûmes partir. Oh! que de joie j'ai éprouvée. Viens, Albert, viens, mon fils, ici je puis te presser sur mon cœur.
Albert se jette dans les bras de son bienfai- ! di teur. À
—AÀ mon tour, dit madame Stevens en lui dé- $ — posant un baiser sur le front, je te remercie, cher dé enfant, du bonheur que ton père et moi éprou- 1 fra vons en ce moment. Tu as noblement fait ton 4 | devoir, et une mère est toujours heureuse des 4 ge succès de son enfant,
— Vous êtes trop bons, bien chers parents, dit po Albert en embrassant sa mère adoptive ; tout ce ; que je suis, tout ce que je possède, c’est à vous au
que je le dois; tout l'honneur en rejaillit sur
OLIQUE
de livres et nt d’eux.
dit M. Stee d’or; notre uels éloges, lames et des me serrer la obtenus par bert, c'était à 1ême comme ure, et c'est Oh! que de ns, mon fils,
son bienfai-
s en lui déemercie, cher moi éprouent fait ton eureuse des
parents, dit ive ; tout ce c'est à vous rejaillit sur