D ÉD
ee ns
— Est-ce là toute votre preuve, messieurs? dit Albert avec fermeté. Avancés malhonnêtes, négations sans fin, contradictions, protestations et raisonnements interminables, voilà la mission, voilà les faits, les aspirations, les désirs du protestantisme. Pas un de ses ministres n’admet la nécessité d’une autorité ; cependant il voudrait qu'on lui portât obéissance ; il affirme que la Bible est l’unique moyen de salut, et il voudrait en même temps guider, fournir lui-même cet unique moyen de salut. Je me trompe, le protestant admet une autorité, et cette autorité 1l la réclame pour lui et lui seulement. Ne voulant ou ne sachant pas obéir, il rejette toute autorité autre que la sienne. Est ce la vérité, messieurs? Vous ne nierez pas, j'espère, que des changements et des variations ont lieu tous les jours dans le protestantisme ; et vous voudriez me faire croire que là est l'Eglise de Jésus-Christ, le plus parfait modèle de l’obéissance ! Non, l'Eglise de Jésus-Christ n’est pas là, elle est où l’on sait obéir à Jésus- Christ, à ses apôtres et à leurs successeurs.
— L'Eglise papiste n’est pas l'Eglise de Jé<us- Christ, dit M. Campbell ; elle est plutôt l'œuvre de Satan. |
— Et les iniquités sans nombre de cette Eglise,
ajo ino
bert père jour vous nièré lipe lui 1 quoi ble d Que C'est conn:
mière sus-C té, qu fût-11 mière Jui av.
une is admis et cett le divi l'a me route
usvre
se,
ajouta le ministre, sont la cause des maux qui inondent la terre.
—Continuez votre œuvre, messieurs, dit Albert d’une voix indignée, elle est digne de votre père, le protestantisme. Accusez, accusez tou: jours, mais ne prouvez jamais, cela vous est et vous sera toujours plus facile. La semaine dernière, et ce soir encore, vous n'avez cessé de vilipender l'Eglise catholique, vous n’avez cessé de lui lancer les injures les plus grossières. Pourquoi cela ? Serait-ce parce qu’il vous est impossible de la combattre avec des armes loyales ?.. Que vous a-t-elle donc fait pour la traiter ainsi? C’est pourtant à cette Eglise que vous devez de connaître Dieu; c’est cette Eglise qui, la première, vous a riontré, à vous comme à moi, Jésus-Christ mort en croix pour racheter l'humanité, qui vous a exhortés à aimer votre prochain, fût-il votre ennemi. C’est elle encore qui, la première, après avoir enseigné à l’homme que le ciel lui avait été fermé pour toujours, lui a montré une issue, une porte par laquelle il pourrait être admis dans ce séjour du bonheur et de la gloire ; et cette issue, cette porte, nous a-t-elle dit, c’est le divin Rédempteur, c'est Jésus-Christ qui nous l'a montrée. Voyez-vous, a-t-elle ajouté, cette route qui y conduit, c’est moi, son Eglise qu’il a