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234 ALBERT OU L'ORPHELIN CATHOLIQUE vous et pour vos dignes parents. Vous venez non seulement de briser votre avenir, vous nous {orcez de plus de nous éloigner de votre père et de votre mère que nous consWérions comme des amis intimes.
—Oui, des amis à condition, dit M. Stevens d’une voix moqueuse,
—Il ne nous reste qu’à nous retirer, dit M.
Smith.
Après avoir salué froidement, monsieur et malame Smith sortirent, laissant M. Stevens dans ne irritation facile à concevoir.
—Des amis me traiter ainsi! dit M. Stevens cn fermant la porte, des amis à la mode du monde, des amis tant que nous pouvons les égaler par nos richesses, tant que nous pouvons les aider ; mais que les dons cessent, que le luxe disparaisse et aussitôt ils nous haïssent et nous méprisent... Voilà le commencement de ia fin. Ma fille, que vas-tu devenir? Non, j: ne me laisserai pas abattre ; je lutterai tant qu’il me restera un souffle de vie.
—Mon père, mon père, dit Eva fondant en larmes, c'est ma faute; vos propriétés seront vendues peut-être. Non, il ne sera pas dit.
—Ne continue pas, chère enfant, je ‘’ai comprise. Ne pleure pas ainsi, fille bien-aimée, tu as
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agi noblement ; rejette loin de toi toute inquiétude au sujet de ce jeune Smith. Si l’on m’enlève mes propriétés, ta mère et toi me resterez pour me les faire oublier.
— Albert aussi, mon père, et, tous trois, nous essalerons de...
—-Chère et noble enfant, dit M. Stevens en la pressant dans ses bras ; pour vous trois je lutterai contre l’adversité.
— Espérons en Dieu, dit madame Stevens, 1 saura nous tirer d'embarras.
—]l n'oubliera pas le protecteur de l’orphelin, dit Eva d’une voix assurée.
—-Oui, espérons, dit M. Stevens.