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—Je me moque de leur nombre; cependant
j'agirai d’après votre décision. et Le chirurgien arriva au même instant.
—Coinment est votre jeune blessé? demanda pc Albert.
— Aussi bien que je l’espérais ; ainsi que je l'avais prévu, il est en p':'" à une fièvre violente et, dans son délire, 1l pa‘: ce prêtre, de Dieu, an de saint viatique, etc, — Que veut-il dire par saint viatique ? demanda pa le chapelain en s'adressant à Albert. su:
—Le saint viatique est le dernier sacrement mi que le prêtre administre au mourant, pour le bien préparer au voyage de l'éternité. ab:
—Un sacrement, dites-vous ? quel est donc ce sacrement ? Û CO!
—L'Eucharistie, monsieur. jus — Votre communion, je suppose ? , — Oui. pet —.Et vous croyez que ce sacrement est aussi get efficace ? où trouvez-vous donc son efficacité ?P : | — Dans le corps et le sang de Jésus-Christ que que le mourant reçoit. , - —Ne parlez pas ainsi, jeune homms2, c’est un ‘ blasphème. mo —Si quelqu'un a blasphémé, c’est bien vous. pet
—Allons donc ! vous êtes trop intelligent pour
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ALBERT OU L'ORPHELIN CATHOLIQUE 255 croire qu’un morceau de pain contienne le corps et le sang d’un Dieu.
—Pas trop intelligent, mais j'ai assez de foi pour le croire.
— C'est impossible, vous n'êtes pas sérieux.
—Très sérieux, au contraire.
— Alors nous devons attribuer votre foi à l'ignorance.
—Dites donc plutôt que vous n’y croyez pas, parce que ou vous ignorez l’enseignement de Jésus-Christ, ou si vous le connaissez, vous aimez mieux protester que d'y croire.
—Comment ne pas protester contre une telle absurdité ?
— Absurdité enseignée par le divin Maître, confirmée et adoptée par les apôtres et conservée jusqu’à nos jours par leurs successeurs.
— Voilà qui est fort, dit M. Lyons. Comment peut-on, en mangeant un morceau de pain, manger le corps et le sang de Jésus-Christ ?
— Vous n'êtes pas le preinier qui ait posé cette question, monsieur. |
—Je ne serai pas le dernier, dit M. Lyons.
—Et vous n'êtes pas le seul, dit le chapelain; moi aussi je demande: comment Jésus-Christ peut-il donner son corps à manger dans un morceau de painP
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—Cette question, cette demande est de vieille date, messieurs. Elle a été posée à Jésus-Christ lui-même par ceux des Juifs qui ne voulurent point croire en ses paroles, non par ses apôtres ou ceux qui lui restèrent fidèles, mais par ceux qui ‘“protestaient” contre ses enseignements. Ces Juifs, messieurs, furent les premiers protestants ; imitez-les si vous voulez, moi je ferai comme les apôtres et les autres fidèles, j'accepterai et j'obéirai sans mot dire, et leur foi sera la mienne.
— Jésus-Christ n’a jamais donné à entendre ou laissé croire par ses paroles qu'il donnait son corps et son sang à manger et à boire dans la communion, dit le chapelain.
— Vous n'avez donc pas lu l'Evangile? dit Albert.
—C'est vous, catholiques, qui ne la lisez jamais; voilà pourquoi vous commettez un acte d’idolâtrie en adorant un morceau de pain pour le corps et le sang d'un Dieu.
—Vous ne crovez donc pas que jésus-Christ qui a pu unir sa divinité à notre humanité, puisse de même mettre san corps et son sang là où 1l voudra ?
—Jésus-Christ, comme Dieu, le pouvait, mais il ne l’a pas voulu.
vieille Christ lurent pôtres ceux ments.
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