‹ Albert ou L'orphelin catholique [microforme]Chapitre 56 sur 62 · IMAGE EVALUATION TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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train qui devra nous conduire dans notre cher pays, le beau Canada.

— Oui, allons, mon pére, dit Albert d’une voix émue.,

Deux heures plus tard, ils prenaient le train pour Montréal ; de là, ils descendaient le fleuve une certaine distance ; puis, ils débarquaient sur la rive sud et la diligence les amenait à leur village natal.

Grand émoi parmi les paisibles habitants, surtout lorsqu'il fut connu que ces deux messieurs si élégamment vêtus, étaient M. Defoy et leur fils.

Leur première visite fut au cimetière.

—Où est la tombe de ta mère? demanda M.

Defoy en essuyant une larme,

— Ici, mon père, dit Albert en désignant un joli monument sur lequel étaient inscrits le nom, Ja date du décès, etc.

M. Defoy se jette à genoux et prie longtemps ; Albert l’imite et, tous deux, versent des larmes

—Qui a construit ce beau monument? demanda M. Defoy en se relevant.

—M. Stevens, mon père ; tous les ans, durant mes vacances, il se faisait un plaisir de venir ici avec moi. Il était presque toujours accompagné de madame Stevens et de la demoiselle Eva.

— Homme généreux ! dit M. Defoy, je saurai vous prouver ma reconnaissance.

Ils sortent du cimetière et se rendent chez M. le curé ; ce révérend monsieur, vénérable vieillard, heureux de leur visite, les reçut avec la plus grande hospitalité.

En partant, M. Defoy lui remit deux chèques pour un assez fort montant, un pour son église, l’autre pour les pauvres. Les parents et amis ne sont pas oubliés et, lorsque, trois jours plus tard, ils quitt-ient le village, tout le monde était sur pied pour leur souhaiter un bon voyage et un prompt retour.

—Je reviendrai souvent vous voir, avait dit M. Dcfoy.

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