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SAMAIN ET L'ANTIQUITE

L'imitation de l'antiquité ne se trahit sensiblement chez Samain que dans Aux Flancs du Vase et dans Polyphème. Superficielle dans le premier recueil, plus profonde dans le second, elle n’est jamais assez servile pour que la manière du poète ne s’y puisse reconnaître.

Si Samain avait placé bien des espoirs dans Aux Flancs du Vase, il s’est défendu d’y avoir voulu reproduire le tour archaïque et rude d’un Leconte de Lisle : « L’antiquité que je sens, écrivait-il à Paul Morisse en 1896, n’est point barbare, sinistre, ou hérissée, comme celle de Salammbô, par exemple, ou de Leconte de Lisle. Elle est plutôt mesurée, humaine, et souriante, comme celle des homérides ».

Des homérides, Samain garde parfois une heureuse simplicité d'expression :

1 Le Bonheur. AUX FLANCS DU VASE, p. 60.

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