‹ Albert SamainChapitre 37 sur 123 · DEUXIEME PARTIE er · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE er

aurait pu, sans honte, présider les festins des Argonautiques.

Néanmoins, c’est aux bucoliques que Samain donne la préférence. Ses troupeaux broutent, comme ceux de Fhéocrite, l'herbe rare des roches, et ses bergers, dans la même insouciance juvénile, essaient leurs chalumeaux à ombre des oliviers. Mnasyle, dont

Le troupeau maigre, épars aux roches du rivage, Broute le noir genièvre et la menthe sauvage .…

est bien un peu, n'est-il pas vrai, ce pâtre que réjouissait, au début de l’Zdylle 11°, la docilité de ses chèvres. Et bien des siècles avant que Samain ne fit rivaliser Damoetas et Méthymne”, Daphnis et Ménalque avaient, de leurs chants alternés, rempli l’Idylle vin.

Il est vrai que les bergers de Samain ont sur ceux de Théocrite cette supériorité de ne point dédaigner la physique. Ce qui donne au poète l’occasion de leur faire chanter la doctrine d’Epicure, après Lucrèce et Virgile. Tel passage de Damoetas et Méthymne |

Méthymne, gravement, dit l’essence des choses, L'air, l’eau, le feu, la terre, et ses métamorphoses *.…

n’est qu’une large traduction de vers célèbres des Bucoliques ‘ :

AUX FLANCS DU VASE, p. 24.

Voyez Théocrite. 1x, 1 et 2.

vi, 31-34.

Page 1