DEUXIEME PARTIE
Ecorcher la terre revêche, Et pousser une lourde bêche Sous votre pied sanglant et nu...
Mais la mort est le dernier espoir des vivants. Elle
seule livrera ce « nouveau » que, sur terre, on cherche en vain. C’est pourquoi la mort est bonne. Il convient que le sage la regarde en face,
et
Ainsi qu’un nouveau-né, sans haine et sans remords ‘.…
désire, sous la neige du temps, l’avalanche libéra-
trice . Qu'elle soit la Mort des Amants‘, la Mort des Pauvres”, ou la Mort des Artistes‘, il convient que le
poète chante la mort. Il convient que l’homme s’offre à
la tombe librement, et avec joie :
Dans une terre grasse et pleine d’escargots,
Je veux creuser moi-même une fosse profonde...
Q vers, noirs compagnons sans oreille et sans yeux, Voyez venir à vous un mort libre et joyeux *.…
Hors ce désir d’anéantissement, il n’est point de re-
fuge, ni de croyance. Sans doute, le poète crie quand la
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Allégorie. LES FLEURS DU MAL, CXXXIX.
Voyez Le Goût du Néant. LES FLEURS DU MAL, LXXXII. LES FLEURS DU MAL, CXLVI.