‹ Albert SamainChapitre 73 sur 123 · LES FLEURS DU MAL, CXLVII · texte numérisé non relu

LES FLEURS DU MAL, CXLVII

Le Mort joyeux. LES FLEURS DU MAL, LXXIV.

souffrance lui fait l’âme faible. Mais il crie indifférem-

ment vers le Seigneur

Soyez béni. mon Dieu, qui donnez la souffrance Comme un divin remède à nos impuretés …

ou vers Satan :

O Satan, prends pitié de ma longue misère! ?.…

Et dès que tombe en lui le froid de la lassitude, il ne professe qu’une ironie de mépris pour la foi vulgaire

Le ciel. couverele noir de la grande marmite Où bout l’imperceptible et vaste humanité! *…

et une curiosité de dandy pour les adorations démoniaques :

I n’est pas une fibre en tout mon corps tremblant Qui ne crie : « O mon cher Belzébuth, je t’adore! » *.…

Il n’est que de rapprocher de cette singularité dédaigneuse l'indifférence avec laquelle Samain s’abstint de développer les thèmes romantiques *, pour expliquer l’attitude du poète flamand en face de la nature, de l’amour, et de la mort.

1 Bénédiction. LES FLEURS DU MAL, 1.

2 Les Litanies de Satan. LES FLEURS DU MAL, CXLV. 3 Le Couvercle. LES FLEURS DU MAL, LEXXVII.

4 Le Possédé. LES FLEURS DU MAL, xXXVHI.

5 Voyez première partie, chapitre troisième.

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