‹ Albert SamainChapitre 87 sur 123 · LE SYMBOLISME, P · texte numérisé non relu

LE SYMBOLISME, P

convaincre, que de comparer aux vers les plus osès du Jardin de l'Infante

Et seul un lis, élu pour les miséricordes, Priait dans la lumière et, sur l’enfer des hordes, Versait son âme triste et noble en parfums blancs *.…

cet Azur* donné dans les anthologies comme lun des chefs-d’œuvre de Mallarmé

Il roule par la brume. ancien, et traverse Ta native agonie ainsi qu’un glaive sûr.

Où fuir. dans la révolte inutile et perverse? Je suis hanté : Pazur, l’azur, l’azur, l’azur!

Cependant, aux heures où il s’éprend de musique incertaine, Samain emprunte aux Poésies de Stéphane Mallarmé la seconde épigraphe du Jardin de l'Infante”, et celle de Dilection”.

Puis, c’est un peu le même culte que les deux poètes gardent aux fleurs, et Mallarmé, comme Samain, chérit d'amour troublé

L’hyacinthe, le myrte à l’adorable éclair.

Et, pareille à la chair de la femme, la rose Cruelle..

la blancheur sanglotante des lis, Qui, roulant sur les mers de soupirs qu’elle effleure, A travers l’encens bleu des horizons pâlis, Monte rêveusement vers la lune qui pleure *..

1 Le Vase. P. 96.

2 LES POÉSIES DE STÉPHANE MALLARMÉ. Paris, éditions de la REVUE INDÉPENDANTE.

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