JAPON
Osaka Mainichi (M. Z. Asari) :
La perte d’Albert Thomas est un grand coup pour le mouvement international du travail qui, en dépit de la dépression mondiale, est si bien engagé dans la voie du progrès... Tous ces résultats sont dus, en partie, à l’organisation du Bureau international du Travail, mais, surtout, à l’enthousiasme et à la personnalité d’Albert Thomas qui a consacré sa vie à cette œuvre depuis la création du Bureau.
Miyako (M. B. Suzuki) :
Il s’est donné tout entier depuis douze ans au mouvement international du travail. Il me dit un jour qu’il occupait son poste parce que, comme socialiste, il souhaitait que la justice sociale fût mise en pratique. Il était un homme plein d’idéal et de passion mais sa passion avait pour base l’action.
Kobe Shinbun (M. K. Hamada) :
Ni l’âge d’Albert Thomas, ni son état de santé ne pouvaient faire prévoir sa mort. Il avait de grandes sympathies pour les ouvriers japonais et surtout pour la Fédération des marins. Je ne sais pas qui sera son successeur, mais il sera difficile de trouver chez ce successeur le même appui que nous a apporté Albert Thomas.
Osaka Asahi (M. I. Abe) :
Albert Thomas était un homme extrêmement sociable et avec lequel on se sentait tout de suite en intimité. Cette caractéristique apparaissait bien dqns ses discours si pleins d’humour et de franchise... Il n’avait pas seulement les qualités du chef ouvrier, il avait aussi celles du diplomate. Il est infiniment regrettable que l’Organisation internationale du Travail soit privée d’une personnalité aussi éminente.
Tokio Nichi Nichi :
Albert Thomas est un ancien socialiste mais il trouvait des sympathies dans tous les milieux car il possédait un esprit éclairé et une admirable personnalité.