SAINTE VÉRONIQUE
aux grands seigneurs dont il attendait quelques grâces. Elle se trouvait à la vente Verstolk de Soelen, \ Soi , où elle atteignit la somme de 41 0 florins.
2. L’Homme oe douleurs aux mains liées. B. 21. Copie en contre-partie par Prestel qui a omis le millésime.
Le musée du Louvre possède un petit dessin à la plume fait très-légèrement, qui paraît être la première pensée de cette gravure. Cette pièce est rare, comme toutes celles qui ont été exécutées dans cette manière.
3. Saint Jérôme assis au milieu des rochers. B. 59. Le British Muséum possède de cette pièce une épreuve avant le monogramme, ou , tout au moins, avant qu’il soit visible, caché qu’il serait sous les barbes épaisses, aussi abondantes que dans les estampes de Rembrandt. La richesse de ces barbes sert à faire reconnaître la beauté des épreuves. Dans les derniers tirages, le crucifix, gravé très-légèrement, a fini par entièrement disparaître.
Copies parMelchior Lorich, et en contre-partie par un maître au monogramme V.W.
Cette pièce ne se trouve qu’extrêmement difficilement avec des barbes. Tachée et ordinaire d’épreuve à la vente Martelli, 1858, elle se vendit 500 fr. Celle du British Muséum fut payée à la vente Verstolk de Soelen , Amsterdam, 1851, la somme de 450 florins.
4. La sainte Famille. B. 43. Premier état : avant la retouche. Les belles épreuves se reconnaissent à la richesse des barbes, et ont la colline du fond, dominée par un château fort, très-apparente. Cette colline a disparu peu à peu par l’effet du tirage.
Deuxième état : la planche, rongée par l’oxydation du métal, est devenue méconnaissable. Le fond, qui représentait une colline couronnée par un château fort, n’est plus visible. Dans cet état, la planche a été retouchée par une main inhabile qui a repris les contours des visages et quelques-unes des parties des silhouettes qui ne se voyaient plus.
5. L’Homme de douleurs assis. B. 22. Premier état : avant le banc agrandi.
Deuxième état : le banc sur lequel est assis Notre-Seigneur Jésus-Christ a été
exhaussé et agrandi, en sorte que l’angle du banc, à gauche, qui se voyait contre le trait carré, ne se distingue plus, mais est censé exister en dehors de la planche.
Copie dans le sens de l’original, par un anonyme. Elle porte le monogramme d’Albert Dürer, mais elle a le millésime de l’an 1510 au lieu de 1515.
6. Cinq figures d’étude. B. 70. Copie en sens inverse et gravée au burin par Nicolas Alaert, qui l’a datée de 1 554.
7. Jésus-Christ au jardin des Oliviers. B. 19. Zani a eu l’occasion de voir de cette pièce une copie rarissime et fort bien gravée par un anonyme qui, à côté de la marque d’Albert Dürer, a écrit MA MARNO F. (la lettre R est retournée). Heinecke attribue cette copie à Marc-Antoine.
Albert Dürer traita souvent ce sujet. Outre les compositions appartenant aux trois suites de la Passion gravées en cuivre et en bois, nous en connaissons encore deux beaux dessins à la plume. L’un, daté de 151 5, se trouve au Louvre; l’autre, avec l’année 151 8, est conservé dans la riche collection de M. His de La Salle. Dans ces deux dessins les apôtres sont placés sur le premier plan, le Christ est compris dans le même sentiment. Celui du Louvre doit être la première pensée de la planche gravée. Dans toutes ses compositions sur ce sujet, Albert Dürer a retracé la porte du fond par laquelle la cohorte de Judas vient saisir Notre-Seigneur.
La planche en fer de cette pièce existe encore. Relier l’acquit de Jean -Georges Schelder, peintre et graveur d’Inspruck, qui la tenait de Joseph Schoepf, artiste de la même ville, lequel l’avait découverte dans la boutique d’un forgeron. Il n’en avait été tiré qu’un petit nombre d’épreuves, et elle était encore très-bien conservée.