‹ Album canadien [microforme]Chapitre 24 sur 25 · LA GRANDE MARÉÈE DU MOIS D’AOUT · texte numérisé non relu

LA GRANDE MARÉÈE DU MOIS D’AOUT

présentassent des points de vue hiposants ? Je vous entends vous écrier : Quel spectacle!

Voyez, en effet, les belles Campagnes, les massifs de verdure, et ces vastes toitures et ces flèches luisantes tout au sud d'où nous sommes, Ce sont les toits et les flèches des églises de Saint-Thomas et des paroisses voisines......Suivez en descendant le cordon de blanches maisonnettes, coupé çà et là par des clairières où des bocages d'arbres fruitiers où forestiers, et vous arriverez au pitloresque promontoire ou rocher appelé le petit cap, presqu'en ligne avec l'église dite du Can St, Ignace : cette langue de terre, pour peu qu'elle continue de se fondre. sera bientôt un ilot. Voyez, deux ou trois lieues plus bas, la spacieuse église de l'Islet, Nas ses deux tours. Dans le lointain, au-dessus des ondes qui selon l'expression de Byron semblent «danser de joie» vous distinguez, bien imparfaitement il est vrai, le clocher de l'église au milieu du village de Saint Jean-Port Joly ; paysage obligé dans nos Can pagnes : un amas de maisons dominées par l'église paroissiale. les pelilts autour de la inère !

Tout en admirant ce riant lableau, nous primes la direction de la grève en causant chasse et gibier.

—Au fait. N’avez-vous pas écrit quelque part qu'un superbe evene avait été tué ces années dernières, sur cette même plage, el que le seigneur de céans. en fit hommage en 1835 à Lord Gostord ?

—Concedo —N\'avez vous pas donné ce fait comme fort remarquable, rare comme... le merle blaite,—une corneille blanche. que dirai-je

cufin quelque chose Qui se voit aussi pEU Souvent dans le St, Laurent—te grand serpeul de mer, le Kraken ?

—Distinguo. Pas tout à fait aussi rare, Mais gucre s'en faut.

Eh bien! monsieur le naturaliste, sachez que depuis ein minutes que je scrute l'horizon, j'ai compté non seulement un. mais beaucoup de cygnes. plongeant dans le fleuve à qui mieux mieux : tenez en voilà un qui tournoie en battant des ailes, prèt à aller chercher son déjeuner sous la vague ?

—De grâce, monsieur le citadin, ces blancs plongeurs que vous prenez pour des cygnes, ne sont que des goëülands argentés : les voraces ! Voyez comme ils avalent les éperlans, Mais baissez-vons à terre ! bien bas !! silence!!!

—Saints du paradis ! quelle nuée de volatiles !

Chacun alors. de se précipiter à terre et Ia MOUvaute colonne. apres avoir rasé l'eau rapidement, se forme en une vaste spirale. se replie sur elle-même. chaque invidiqu faisant reluire au soloil sa blanche poitrine, s'élève quelques pieds au-dessus du rivage, ot se rne sur le sable comme un tourbillon

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