‹ Album canadien [microforme]Chapitre 5 sur 25 · FORT JACQUES-CARTIER · texte numérisé non relu

FORT JACQUES-CARTIER

‘*On voit encore les ruines et le fossé où il y a presque toujours de l'eau : le fort était très avantageusement situé sur un endroit très élevé d’où il dominait le fleuve et le bas fonds de la rivière,

I n’y a que quelques années on voyait sur la terre où se trouvent ces ruines, un vieux pin, mort depuis longtemps. Le propriétaire chez qui cet arbre se trouvait se | résolut de l’abattre, Quelle ne fut pas sa surprise lorsque, des les premiers coups . de hache, il découvrit dans cet arbre qui étoit creux, trente canons de mousquets L et douze gobelets d'argent,

La monture des mousquets avait été rongée par les vers, les gobelets étaient bien conservés, seulement ils étaient noircis par le temps et l'humidité ; si je me le rappelle bien, ces gobelets ont environ trois pouces de hauteur, et pèsent cinq piastres d'argent,

Ils ne paraissent pas coulés, mais faits au marteau. En les examinant, on découvrit sur un de ces gobelets les trois lettres À L G qui paraissaient gravées avec la ponts d'un instrument tranchant, On crut reconnaitre les initiales d'un nom et l’on se mit à fouiller dans l’histoire.

‘ Dans le cours du même mois (juin 1760), le Colonel Fraser fut envoyé de Québec avec environ 900 hommes, pour réduite le Fort Jacques-Cartier, Le mar- | quis d'Albergotti qui commandait alors, répondit à la sommation qui lui fut faite de se rendre, qu'il défendrait son fort jusqu’à la dernière extrémité, sur quoi le Colonel Fraser fit avancer deux pièces de campagne et deux obusiers pour battre la place en brèche, forma ses troupes en trois divisions et leur ordonna de marcher pour donner l'assaut. |

Le commandant français qui s'en aperçut, battit la chamade et sc rendit à discrétion.”

Les trois lettres découvertes sur les gobelets sont-elles les initiales d'A /bergotti ! on l’a cru.”

Le Capitaine John Knox au vol. II p. 252. inscrit en son journal versle 6 Février 1760, sur le rapport d’un prisonier, ‘* Que la forteresse de Jacques Cartier à raison de sa situation élevée, semble d’un abord très difficile ; mais que d’après ce qu'il en a vû, les défences de la place consistent en un rempart de terre et de fascines, avec un fossé au nord et des pallisades—qu'il y une grande batterie | voisine de la rivière, pour en dominer le cours, with flank fires to secure the shore, both above and below the garrison ; que ce fort subit des réparations considérables immédiatement après la bataille du 13 sept. (1759) et que l’on y avait mis en posi- | tion sur le côté faisant face vers la campagne, plusieurs canons par la crainte où étaient les Français que nous nous en emparerions pour nous en faire un rempart ou pour le détruire. ................ssssssssesse dent TR OS ila page 347—Knox y fait de nouveau allusion, au moment où au 15 juillet 1760, les frégattes anglaises, doublaient la Pointe-aux-Trembles.— Page 349—Les gre- , nadicrs anglais, après avoir fait une reconnaissance à Jacques-Cartier se prépa- | raient À canonner Deschambault : Deschambault où seize ans plus tard, en mai 1776, l'armée d’Arnold frappé de sa position stratégique, en pleine retraite de Québec, voulait se fortifier.

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