‹ Album de l'exposition rétrospective de ToursChapitre 28 sur 104 · PORTRAIT DE HENRI II · texte numérisé non relu

PORTRAIT DE HENRI II

en partie dans l'évasement de grandes bottes en peau de daim, il semble fait d'un drap blanc épais , sinon d'un cuir analogue à celui de la selle , où une habile aiguille , au moyen de fines piqûres, a tracé les ornements les plus riches et les plus variés.

Le caparaçon du cheval à lui seul suffirait pour indiquer que nous sommes en présence de Henri II. On y voit, répété à l'infini, le fameux monogramme du roi, composé d'un II et de deux C entrelacés, que certains courtisans interprétaient comme un hommage à Diane de Poitiers en changeant la dernière lettre en D. Ajoutons que , dans certains vides laissés par les découpures du cuir et à la partie inférieure, s'agitent des houppes probablement en soie. Tout cela constitue un ensemble d'un goût exquis, où l'art le plus franc éclate ouvertement aux regards. Pas de notes tapageuses, mais des teintes sévères, et tout au plus en quelques endroits, au collier du roi, au mors du cheval, aux étriers, un peu d'or discrètement répandu.

Ce beau tableau, qui rappelle la manière de François Clouet, alors, nous le savons, peintre du roi, ne nous est pas parvenu absolument intact. Mais, chose singulière ! les retouches n'ont porté que sur la figure de Henri II ; le costume demeure tel que le premier jour, et pour nous comme pour les contemporains, semble-t-il , c'est là le principal.

Nous devons ajouter que, dans le sens de la hauteur, la surface peinte a été agrandie, lorsque, à une époque relativement récente, le tableau primitivement sur bois a été transporté sur toile.

EXPOSITION DE T0U1\S

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