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Sa vue est prise dans les Apennins, sur le versant de la Toscane. Si c’est ||
par plaisanterie qu'on a placé ce charmant paysage de montagnes dans les ||
cimes élevées du salon, la plaisanterie est de bien mauvais goût. C'est au
salon surtout qu'il convient de dire : Ceux qui sont abaissés seront élevés;
les tableaux du troisième étage , on ne les regarde pas plus que les plafonds. L'espace nous manque pour parler en conscience des belles batailles na -
vales de M. Aug. Mayer. Les marines de ce peintre sont des meilleures que nous connaissions.
Devant le tableau des Ruines de Thèbes, par M. Labouère, on se laisse aller d’abord à la réverie; car la rêverie est une fée à qui il faut surtout des palais écroulés et de riches dévastations. Ces tronçons de colonnes, ces murs de briques, ces propylées aériens, ces sphinx qui seuls savent le secret de cette civilisation disparue, et qui n’en disent mot, ces hiéroglyphes tracés par des mains inconnues, comme les mots du festin de Balthasar , et dont le sens est aussi une menace de mort et de ruine, tout cela vous jette dans une contemplation oublieuse du peintre, et son plus grand éloge, puisqu'elle est inspirée par la vérité du tableau. J'aime ces | bouquets d'arbres jaunes et roux, ces flaques d’eau violette dans les amas | | de briques, semblables à des veines d'agate. Le paysage a beaucoup de
lumière et de repos.
Citons le repas de la Sainte Famille, paysage par M. Dallemagne , comme une belle étude de paysage de style.
M. Chandelier a donné, cette année, deux petits paysages d'une exécution facile, — un peu anglaise, — et d'une jolie couleur.
CHASSERIAU, DUBUFFE, H. FLANDRIN, AMAURY DUVAL, M'° JUILLERAT, FALCOZ, BAUDERON, SCHLESINGER, ETEX , J. VARNIER, VERDIER, JULES LAURE, LEFEBVRE, L. BOULANGER, COURT.
Grande serait notre envie de traiter bien sévèrement M. Ch asseriau ; | mais, en dépit de ses défauts, ce jeune peintre a du talent, et il faut peser à deux fois les paroles décourageantes. Donc nous croyons qu'il suflira de
faire remarquer sérieusement, et une fois pour toutes, à M. Chasseriau que les personnages qu'il peint, 11 leur ôte la vie; qu'il les pétrifie, mais dans une pétrification aux lignes correctes et pures, mais avec le sentiment
Alophe del:
Hhup Petit etB:
un, M' ADELON.
c Fopanr 72 223 Fu D /// | Pains. par as. efebvief 1