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LA GUERRE DE CENT ANS

Le cos ^ tume militaire au XV^ siècle.

Archer à cheval au XV«

siècle : règne de Charles VII ; il est armé du casque appelé salaile, d'une sorte de cuirasse nommée brifjandine , et de plaques d'acier ou plates aux bras et aux jaml)es.

Homme de pied du XV" siècle :

règne de Charles VIT; il est armé de la hallebarde et du grand pavois à l'abri duquel on s'approchait des remparts d'une ville assiégée pour donner l'assaut.

Rondache du XV° siècle

(VioUet-Le-Duc).

Armure complète d'homme d'armes du milieu du XV siècle :

« Ce harnais donne une idée complète do l'armement des hommes d'armes des célèbres compagnies d'ordonnances instituées par Charles VIT. » I,cs pièces principales de cette armure authentique sont sur la tète, la salade et la bacière, qui, vissée au plastron, défend la partie inférieure du visage et le cou, la cttirasse, le garde-rein allongé, et les chaussures ou solerets, se terminant en pointe.

Rondache du X"V' siècle d'après le manuscrit français n" 2693 do la Bibliothèque nationale.

Chevalier du X'Vo siècle: règne de Charles VI. Il a sur la tète le bassinet, les jambes munies de plates, les solerets à la poulaine, et, passé sur l'armure, un manteau fourré, dit journade.

Couleuvrinier du X'V' Arbalétrier du XV° siè-

siècle : règne de Louis XI; cle : règne do Charles VII. Il

il est armé du yambison et est armé de « l'arbalète que

chaussé de chausses en l'on arme avec un tour eu i)la-

cuir. Il s'appuie sur le trait çant le pied dans l'étrier ». à pondre , ou couleuvrine à mnin.

Tous cos costumai sont reproduits d'après les restitutions du Musée d'artillerie, à Paris

Roi en costume militaire du XV« siècle règne de Louis XI. Il a sur l'armure une coUe aux armes de France et tient un marteau d'armes.

Chevalier de la fin du X'V" siècle : règne de Charles VIII. Il porte le casque nommé arme't , la cuirasse sur la cotte d'armes, les souliers de fer dits en pied de cheval.

Les armes au XIV® et au XV® siècle

Salade d'homme de pied : Bassinet du xiv siècle : milieu du xV^ siècle. visière fermée.

Bassinet du xiv« siècle visière ouverte.

Grand heaume:

du début du xiv" siècle.

Couteau; xv° siècle.

Salade d'homme de pied ; XIV" siècle.

Écu aux Targe aux armes de armes d'An- France : xv» siècle,

gleterre :

XIV» siècle.

Armes trouvées sur le champ de bataille d'Azincourt. ^s

Fer de vouge : fin

du xiv» siècle.

Petit écu : xiV siècle.

Écu aux armes de France xiv° siècle.

Godendart f mand : lin xiv° siècle.

du xiv^ siècle.

Bouclier en forme depavoi :

xiv» siècle.

Toutes ces armes, ainsi que les bassinets représentes page 43, sont conservées au Musée d'artillerie, à Paris, sauf les boucliers qui ont été restitués d'après des miniatures de manuscrits du xiv« et du xv siècle, conservés à la Bibliothèque n^itioiialc.

Vouge

Fauchard de guerre :

xv° siècle.

Hallebarde

ébutduxv^siè-

LES ARMÉES PENDANT LA GUERRE DE CENT ANS

Les fl armes au XIV^ et au XV^ siècle.

Ëpëe du prince Noir avec son fourreau, d'après la statue funéraire de ce prince (Stothard).

Épèe courte à un seul tranchant pour homme de pied du xv« siècle.

Épée d'arcon de la fin du XIV' siècle.

' Épée à deux maies de la fin du XV' siècle.

Petite dague

du début du XV' siècle.

Hache d'armes anglaise, du xv" siècle, ayant appartenu à Edouard IV, roi d'Angleterre, ou à quelque capitaine de ses gardes.

Grande dague d'homme à pied du milieu du xv« siècle.

Hache d'armes

du xv siècle, munie d'une douille en fer creux, d'où sortent à volonté 5 pointes d'acier.

Épée de cérémonie des connétables de France, des dernières années du xv s.

Fléau Masse d'ar-

d'armes mes à 7 ailedu XIV" s. rons, duxves.

Bannière de France au XV" siècle, d'après le niauusciit français de la Bibliothèque nationale n' 2 643 (Chroniques de Froissait).

Tous ces objets, sauf l'épée du prince Noir et la bannière de France, sont reproduits d'après les originaux conservés au Musée d'artillerie à Paris.

Marteau d'armes du xiv« siècle, terminé par une tige de fer à pointe barbelée.

Fléau d'armes de la lîn du xiV siècle.

Les armes au XI V^ et au XV^ siècle.

Carquois d'arbalétrier, de la

fin du xiv siècle, en bois recouvert do peau de truie, muni do huitcarreaux ou traits d'arbalèto.

Flèche de baliste du xiv» ou du xv° siècle.

Carreau d'arbalète, dit trait commun.

« C'est le type du trait de guerre au xv« siècle. »

Carquois d'archer en peau, du XV" siècle, d'après le manuscrit français de la Bibliothèque nationale n° 2 643 (Chroniques de Froissart).

Pied de biche du début du xv siècle, instrument servant à tendre fortement la corde de l'arbalèto.

Les places fortes <> au XIV et au XW siècle. — L'architecture militaire du moyen âge atteignit son apogée au xiv* et au xv*" siècle. Peu de places fortes égalèrent en puissance les solides châteaux construits sur l'ordre d'Edouard I"dans le pays de Galles. Les architectes français surent envelopper les villes de vastes enceintes dont on peut encore admirer de beaux spécimens à Avignon. Sous Charles V et Charles Yl, ils construisirent à Vincennes, à Paris, à Pierrefonds, d'importantes places de guerre. Au début du xv' siècle, la Bretagne se couvrit de puissantes forteresses. De cette époque datent aussi, dans le Midi, quelques châteaux, comme celui du roi René à Tarascon, oii l'influence italienne ramena l'usage des tours carrées abandonnées au xin* siècle. La principale innovation dans la construction de ces édifices fut l'installation au sommet des murailles de hourds en 'pierre au lieu des hourds de bois qu'on édifiait auparavant une fois les hostilités ouvertes. Les architectes reportèrent à l'extrémité des coi'beaux qui supportaient le plancher des hourds,

Grande arbalète à tour de siège du xv" siècle.

Toutes ces armes sont reproduites d'après les conservés au Musée d'artillerie, à Paris.

Pied de biche du xv" siècle, instrument servant à tendre fortement la corde de l'arbalèto.

le parapet crénelé qui terminait la muraille ; entre les corbeaux, ils laissèrent des troiis carrés appelés mâchicoulis par lesquels les assiégés précipitaient sur les assaillants des projectiles de toutes sortes. Souvent ils couvrirent le chemin de ronde d'une toiture, qui posait d'une part sur le parapet crénelé et d'autre part sur un mur plus léger prolongeant la muraille. La construction de ces redoutables forteresses prit fin au milieu du xv® siècle ; une ordonnance royale en interdit l'édification ; puis l'usage de plus en plus général de l'artillerie les rendit inutiles. La défense cessa d'être supérieure à l'attaque.

L'artillerie. — C'est au début du xiv" siècle que les bouches à feu commencèrent à être empl oyées en Europe . La première mention de boulets de fer et de canons de métal apparaît dans un acte de Florence daté de 1325; en France, ils figurent pour la première fois parmi les engins de guerre lors de la tentative de débarquement en Angleterre faite en 1338. Les Anglais les employèrent les pre-

Tour que l'on plaçait sur l'arbalète pour tendre fortement la corde de cette arme.

originaux

miers en rase campagne à Crécy en 1346. Puis

LES ARMÉES PENDANT LA GUERRE DE CENT ANS

Les places fortes au XIV® et au XV® siècle.

Tour et chemin de ronde au château de Pierrefonds (Oise) datant du début du XV" siècle.

Château du roi René (1409-1480) à Tarascon, dans son état actuel (d'après une photographie).

Le donjon de Yez (Oise) restauré. Ce petit édifice, construit en même temps que le château de Pierrefonds, servait de poste avancé à cette forteresse (Yiollet-Le-Duc).

Remparts du xiii« et du xiv" siècle au mont Saint-Michel (Manche) • le bastion qu'on voit à gauche a été construit au xvii* siècle.

Fusag-e s'en généralisa, et les grandes armées de la fin du xv" siècle eurent un matériel d'artillerie considérable. Les premiers canons ne furent que des tubes composés de douves de fer serrées par des anneaux; à l'une des extrémités de ces tubes, on adaptait une boîte ou chambre à poudre, qui contenait la charge. Ces petites pièces, qui n'avaient guère à l'origine qu'un mètre de long, étaient disposées sur des affûts fixes. Les projectiles furent d'abord des carreaux analogues à ceux que lançaient les arbalètes; puis des balles de plomb dites plommées. Au début du xv^ siècle, les ingénieurs construisirent de lourdes pièces qui, parleur

Chemin de ronde sur les remparts du mont Saint-Michel; c'était un usage très fréquent au moyen âge d'appuyer ainsi les maisons de la ville sur l'enceinte même.

forme, rappellent les obusiers modernes ; ce furent les bombardes, dont les projectiles étaient d'énormes boulets de pierre. « Sous Louis XI, l'artillerie devint à la fois plus puissante et mobile. » Les progrès de la métallurgie permirent « de couler des bouches à feu en bronze dont la fonte était parfaitement homogène » et de fabriquer régulièrement des boulets en fonte de fer.

Les armées au XV siècle. — Les réformes militaires d'Edouard III, de Charles V et de Charles VII modifièrent l'aspect des armées. Elles devinrent plus considérables qu'aux siècles précédents; les troupes soldées furent en plus

Les débuts dé l'artillerie au XIV^ et au XV^ siècle.

Bouche à feu

dite veuglaire , du XV' siècle.

Soldats mettant lo feu à une bombarde (xv« siècle), d'après lo manuscrit français n»2 6t3 (Bibliothèque nationale).

Bombarde de la

seconde moitié du xv siècle.

Canon de la

seconde moitié du XIV" siècle en for forgé, ayant 0" 85 de long, se chargeant par la culasse.

Bouche à feu bourguignonne en fer forgé du XV» siècle.

Projectile de bombarde , pesa n t

300 kg., de 0,60 de Bombarde de la première moitié du xv" siècle ; abandonnée

diamètre. par les Anglais devant le mont Saint-Michel en 1423.

Toutes CCS armes à feu sont reproduites d'après les originaux conservés au Musée d'artiUerie à Paris.

Boulet de

pierre ayant 0,11 de diamètre.

Scopette de cavalier; xv'

siècle.

Bouche à feu

bourguignonne du XV siècle.

Bombarde avec son affût, restitué par Viollet-Le-Duc d'après différentes miniatures du xv= siècle.

Tir de la bombarde au xv' siècle ; restitution par Viollet-Le-Duc d'après différentes miniatures du xv' siècle.

Ces bombardes sont reproduites d'après un manuscrit conservé au département des Estampes à la Bibliothèque nationale.

Bombarde de la fin du xv siècle, aux armes du roi d'Aragon.

grand nombre; il fallut introduire dans leur composition des divisions plus régulières et plus sensibles aux yeux que dans les bandes féodales où cbaque seigneur groupait confusément ses vassaux autour de sa bannière. Après les réformes de Charles VII, les différents corps ont un uniforme ; du moins Monstrelet, décrivant l'armée de ce prince à son entrée dans Rouen en 1449, dépeint

Bombarde de la fin du xV siècle, aux armes du roi de Sicile.

les trois cents lances de la garde du roi « ayant sur leurs salades chacun une cornette de taffetas vermeil à un soleil d'or ». De même les archers et cranequiniers du roi portent tous le même hoqueton sans manches, de vermeil, de blanc et de vert. L'armée des ducs de Bourgogne est partagée en escadres ou escadrons en avant desquels chevauchent des guidons. Ces armées étaient

LES ARMÉES PENDANT LA GUERRE DE CENT ANS

Scènes de la vie militaire au XIV^ et au XV® siècle.

Roi en costume de guerre au xiv siècle

Combat entre gens de pied au xiv" siècle.

Charles V remettant à l'un de ses officiers la bannière royale après qu'elle a été bénie par l'abbé de Saint-Denis ; d'après une peinture de la collection Gaignières.

Combat naval au xiv« siècle. Manœuvre de la lance au xiv siècle. Reddition dune ville au xiv siècle.

Ces trois miniatures, ainsi que les deux du rang supérieur, sont reproduites d'après le manuscrit français n» 2 813 de la Bibliothèque nationale

(Grandes Chroniques de Saint-Denis), rédigé sous le règne de Charles V.

Gens de guerre an

XIV" siècle, d'après le manus-

cle, maniant la hache d'armes, crit français n» 9 106 de la

Ces deux figures ainsi que les deux tentes sont empruntées Bibliothèque nationale, com-

au manuscrit français n» 2 643 de la Bibliothèque nationale posé sous le règne de

Chroniques de Froissart), composé au xv» siècle. Charles V.

Fantassins combattant avec la pique et l'épée (XV" siècle) ; d'après le manuscrit français n« 2 643 de la Bibliothèque nationale.

Scènes de la vie militaire au XIV^ et au XV^ siècle.

Combat entre gens de pied au xv siècle. Débarquement d'une armée au xv« siècle.

Ces quatre miniatures sont reproduites d'après le manuscrit français n° 26i3 de la Bibliothèque nationale (Chroniques de Froissart) composé au XV" siècle. Elles représentent, avec l'armement du xv« siècle, dans un paysage absolument conventionnel, la bataille d'Auray (1364), la bataille navale de la Rochelle (1372), la bataille de Crécy (1346), et la victoire des Anglais à Cadsand sur les Flamands (1337).

embarrassées d'une nombreuse escorte nécessaire au transport des tentes et des canons. Les tentes élaient magnifiques ; les miniatures du xv" siècle

paraissent fort grandes, faites d'étoffes précieuses et somptueusement décorées. Il fallait « pour transporter les tentes et les pavillons des ducs de

nous en font connaître de Anglais s'exerçant au tir à l'arc, d'après une miniature du psautier BoUrgOgnC, pluS dc quatre

curieux spécimens; elles ÎLnL'lrt!)"' '""'""' "°"'°''"" chariots puissam-

LES ARMÉES PENDANT LA GUERRE DE CENT ANS

Scènes de la vie militaire au XV* siècle.

Attaque et défense d'un camp au xv" siècle.

Siège d'une ville au xv» siècle.

'-^^«^x.Çi

Passage d'un gué par un corps de troupes au XV" siècle.

Un corps darmée au xv« siècle. Siège d'un château fort au xv siècle.

Ces miniatures sont reproduites d'après les manuscrits français n" 2 644 et n» 2 643 de la Bibliothèque nationale (Chroniques de Froissart) composés au XV" siècle. Elles représentent, avec l'équipement et l'architecture du xv» siècle, le pillage de la ville d'Alost en 1382, le siège de la ville dAubenton (Aisne) par le comte de Hainault en 1340, la bataille de Chissay (Loir-et-Cher), en lJ73, le siège de Duras (Lot-et-Garonne) en 1377, et 1 attaque dune bastille devant Brest par les troupes du duc de Lancastre en 1373.

Les héros de la guerre de Cent ans Jeanne d'Arc (1412-1431).

Médaille représentant d'un côté le Pèro éternel, de l'autre les armoiries octroyées par Charles VII à Jeanne d'Arc et à sa famille Musée de Gluny).

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Dessin représentant grossièrement Jeanne d'Arc, tracé par le greffier du Parlement de Paris sur le registre, en regard de la mention de la levée du siège d'Orléans (Archives nationales).

La Sainte Vierge, saint Michel et à droite Jeanne d'Are; d'après un tableau du musée de Versailles. Ce tableau est <■ une offrande faite par la ville de Montargis à Notre-Dame pour lui demander la vie de Jeanne alors prisonnière », ainsi qu'en témoigne une inscription placée en bas du tableau et portant la date de 1431.

Tête d'une statue du xv siècle retrouvée à Orléans et conservée au Musée archéologique d'Orléans. Quelques érudits estiment que cette statue faisait partie d'un monument élevé dans cette ville à la mémoire de la Pucelle dans le courant du xv« siècle et que cette tête peut, à ce titre, être considérée comme un portrait de Jeanne d'Arc (Gonse).

Maison de Jacques d'Arc, pore de la Pucelle, à Domrémy (Meuse). Les sculptures que l'on voit au-dessus de la porte d'entrée datent d'une restauration de cette maison effectuée en 1481 sur l'ordre de Louis XI.

Pennon restitué de Jeanne d'Arc (Wallon).

Chambre dite de Jeanne d'Arc, dans la maison do Domrémy.

Étendard restitué de Jeanne d'Arc (Wallon).

Chambre dans la maison de Domrémy, où, suivant la tradition, naquit Jeanne d'Arc.

LES ARMÉES PENDANT LA GUERRE DE CENT ANS

Les héros de la guerre de Cent ^ans.

Sceau de Bertrand Du Guesclin

(Archives nationales

Sceau de Jean Dunois, bâtard d'Orléans (Archives nationales).

Arrivée de Jeanne d'Arc au château de Chinon, d'après une tapisserie du xv" siècle, d'origine allemande, conservée au Musée d'Orléans.

Médaille commèmorative de l'expulsion des Anglais sous Charles VII (face), conservée au Cabinet des médailles.

Statue funéraire de Du Guesclin (1320-1380) à l'abbaye de Saint-Denis.

Médaille commèmorative de l'expulsion des Anglais sous Charles VII (revers) , conservée au Cabinet des médailles.

Statuette en bronze du xvi" siècle conservée au Musée de Cluny, ayant longtemps passé pour représenter Jeanne d'Arc, mais flgurant probablement un Saint-Maurice.

Le connétable Arthur de Richement (1393- 1485), d'après un dessin de la collection Gaignières conservée au département des Estampes de la Bibliothèque nationale.

ment alLelés », et « pour le fait de l'artillerie seulement , plus de deux mille chariots, des meilleurs et des plus puissants que l'on peut trouver en Flandre et en Brabant ».

Tombeau d'Antoine de Chabannes. comte de Dammartin, mort en 1468, d'après un dessin de la collection Gaignières.

I Jeanne d'Arc. — Il nous est possible de nous représenter assez fidèlement quelques-uns des héros de la guerre de Cent .•^, j ^, ans, dont les statues funéraires ont été

Sceau d Olivier de Clis- ' . . -„

son appendu à une lettre couservées ; nous possédoiis ainsi l'effi

r y t 11 1 « , du 10 octobre 1397 (Archives • i -i-^ n !• ni

Les héros de la guerre de Cent ans : nationales). gic de Du Gueschn, celle de son compa-

Les héros de la guerre de Cent ans.

Tombeau d'Olivier de Clisson (1336-1407) et de sa femme Marguerite de Rohan, dans l'église de Josselin (Morbihan).

Jean Talbot, comte de Shrewsbury (1380-1453), d'après son tombeau à Whitchurch , dans le comté de Shrop, en Angleterre (Stothard).

Jean de la Pôle, comte de Suffolk(mort en 1491), d'après son tombeau dans l'église de Wingfleld à Suffolk (Stothard).

Le prince Noir (1330-1376), fils d'Edouard III, d'après son tombeau dans l'église de Cantorbéry ; le prince a la tête appuyée sur son heaume de tournoi (Stothard).

Monnaie de billon d'Kdouard III (1327-1377), frappée à la Rochelle (Cabinet des médailles).

gnon, Olivier de Clisson; nous avons les portraits du prince Noir et de quelques grands capitaines anglais.

Malheureusement, il n'en est point de même pour la plus grande figure du xv" siècle.

« Aucun portrait authentique de Jeanne d'Arc dessiné , peint ou sculpté, n'est parvenu jusqu'à nous » (S.

Luce) ; et il faut recourir aux récits des historiens pour connaître ses traits.

Tous s'accordent à la représenter « grande et moult belle », « bien compassée de membres et forte » et cependant « d'une remarquable élégance » ; elle avait les cheveux noirs et le teint un peu hâlé.

Quand elle parut devant Robert de Baudri-

La Hire, mort en 1443 et Xaintrailles, mort en 1461, d'après le manuscrit français n° 2 679 de la Bibliothèque nationale (Chroniques de Monstrelet).

Monnaie de billon d'Henri VI, roi d'Angleterre (1415-1471), conservée au Cabinet des médailles.

court , elle était vêtue d'un costume d'une grossière étoffe rouge ; l'équipement que lui olfrirent les habitants de Vaucouleur était de couleur noire ; puis quand elle eut prit place à la tête de l'armée de Charles Yll, elle revêtit l'habillement complet des gens de guerre.

Il semble qu'elle apportait quelque recherche à sa mise, car lorsqu'elle fut faite prisonnière « d'éminents personnages osèrent dire qu'elle n'avait que ce qu'elle méritait, parce qu'elle était devenue « orgueilleuse en habits » (J. Quicherat). N'y a-t-il pas un grand charme à retrouver ce trait de coquetterie féminine chez celle dont la vie

fut si vaillante et la fin si tragique ?

Fragment d'un encadrement emprunté à un manuscrit allemand de 1456, conservé à la bibliothèque de Munich{Henne am Rhyn).

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