CHAPITRE IV
Les colonies européennes pendant le XVP, m»»»"»» ^b»'
Monnaie de cuivre * * valant trois sols, Irop-
do 12 deniers frappée pée en 1779 pour les îles
on 1717 pour les colo- Ip YVTT® pt Ip WTTT® QIPpIp do Franco et do Bour-
nios françaises d'Aîné- IC .^ V XX Ut IC .A. V XXX OIUUIU. ^^^^ ^-^^^ Marqué (Ca-
riquo (Zay). binct des médailles).
vT-îr:
Cortège des gouverneurs portugais an\ Indes au xvi« siècle.
Ces deux gravures, ainsi que le Mardv; à Itantam, toutes trois en taille-douce, sont extraites des Voyages de de Dry.
Palanquins dans lesquels les Portugais au xvr siècle se faisaient porter dans les Indes.
Les premiers établissements. — C était on général par la plantation (riine croix et do poteaux (le bois ou (le pierre aux armes de leurs souverains que les conquérants du xvi® et du xvii' siècle affirmaient l'acquisition des territoires découverts par eux. Puis ils commen(,*aient par construire un fort. L'un des types qui peu-
Album distoriqub. — IV.
vent le mieux nous faire comprendre le caractère de ces premiers établissements est le fort Dauphin construit par de Flacourt sur la côte orientale de Madagascar en 1648 ; il se composait d'un fort fait de palissades et flanqué de quatre petits bastions ; l'enceinte renfermait l'habitation du gouverneur, la chapelle, et le
Les Français
Monnaie ilo hillon, dilc la ilemihiclte^ du sanscrit paU-a, frappée à Poiidichéry (Cabinet dos médailles).
drapeau royal fixé au sommet d'une longue perche; à côté de Tenceinte, on voyait un puits, des cases pour les compagnons de de Flacourt groupées par six dans des enclos de palissades; plus à droite, le cimetière et un corps de garde; en arrière, des plantations et des jardins que le plan d'où sont extraits ces renseignements nous montre tracés à la française.
Loges et comptoirs. — Les établissements proprement commerciaux que les Européens entretenaient particulièrement aux Indes portaient les noms de faclorerieSj loijes ou comptoirs. Le plan de la loge de Chandernagor reproduit dans cet ouvrage nous renseigne avec précision sur Tordonnancc de ces établissements. On y voit dans une enceinte en maçonnerie flanquée de bastions à laquelle donne
Missionnaire fran<;ais dans les Indes au xvii* siècle; d'après une aquarelle conservée au département des Kstanipes de la Bibliothèque nationale.
dans
un
Monnaie d'argent dite fanon (du sanscrit panani^ pièce), frappée à Pondichéry par la Compagnie des Indes (Cabinet des médailles).
Monnaie d'argent, dilo double fanon, au type de la couronne hindoue et des fleurs do lys, frappée à Pondich<îry par la Compagnie des Indes (Cabinet des médailles).
accès une porte monumentale, un logis somptueux destiné aux fonctionnaires de la compagnie, des bâtiments à toits plats, servant de magasins, une sorte d'étang; angle s'élève Télendard royal.
La vie aux colonies. — La lecture des relations de voyage du xvi* au xviii® siècle révèle un assez gi'and nombi-e de similitudes dans la manièi*e de vivre des Européens établis anx colonies. Le costume restait à peu I)rès le môme qu'en Europe, modifié seulement d'après les exigences du climat ; il finissait d'ailleurs par devenir une soi'te de compromis, surtout pour les petites gens, entre le vêtement eui'opéen et Thabillement des indigènes. Le costume des dames portugaises de Goa, fait d'une