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LES COLONIES EUROPÉENNES PENDANT LE XVP, LE XVIP ET LE XVIIP SIÈCLE

Les Espagnols dans l'Amérique du Sud.

Le conseil des Indes à Séville : d'après une gravure roprc^sontant Pizarre demandant le gouvernement des régions qu'il avait découvertes. On voit H droite son départ pour l'Espagne.

Convoi d'indigènes américains, hommes, femmes et enfants, portant les bagages des Espagnols; d'après une gravure représentant les cruautés do Pierre de Calyco envers les Indiens.

Fabrique de sucre de canne.

Ces gravures, toutes quatre en taille-douce, sont extraites des Voyat/es de dé Bry

Nègres asservis aux travaux des mines.

Monnaie d'argent, spécimen des coupures en usage dans les colonies espagnoles (Cabinet «les médailles).

Piastre d'argent de Philippe V frappée en lT3i à Mexico (Cabinet des médailles).

Écu d'argent, dit tosfone, frappé A Mexico en 1535 (Serrure).

Monnaie d'argent, spécimen des coupures en usage dans les colonies espagnoles (Cabinet des médailles).

amplo jiipo ot d'une vosto flottante, n'est pas loin de ressembler à celui des femmes hindoues ; d'autre part, nos Canadiens avaient adopté en hiver des chaussures « à la sauvage », en peau de chevreuil ou de loup marin, sans talon ni semelle, lacées et montant jusqu'à mi-jambes. Les concessions faites aux usages indigènes dans

l'alimentation étaient plus grandes encore ; aux Antilles, tous les Européens avaient remplacé le pain de fi'oment par la cassave, faite de farine de manioc ; le chocolat, à peine connu en Europe, était aux Antilles et dans l'Amérique centrale un des aliments essentiels des colons comme l'eau-de-vie était malheureusement leur bois-

Les Français

Abitation de

Monnaie d'argent do six roIs frappée en 1731 pour les colonies des Antilles (Cabinet des ni(^dailles}.

en Amérique.

Habitation ronstruito par Champlain A Québec en 1G08; gravure en laille-douco extraite du récit de son voyage publié en 1613.

Monnaie do billon, dite tnmpr (estampé), frappée apr^s 1763 ]>our les colonies d'Amérique (Cabinet des médailles).

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Quëbeo à la lin du xvii» siècle; d'après une aquarelle anonyme conservée au département des Est.'»mp«^s do la Bibliothèque nationale.

Construction d'un fort français sur les côtes de la Floride nu XVI» siècle Mo Bry).

son favorilo. Prosqiio partout, aux Irulos ronimo on Anic^rique, los domouros furent d'al)ord dos cases (^dific^os h la mode du pays ; puis on les remplaça par des habitations de charpente ou Ao pieri'o construites sur le type des maisons européennes; et c'est ainsi qu'on pouvait admirer los ordres doriques et corinthiens à la porte des

Le fort de la Tortue à la Guadeloupe au xvir siècle; d'après une gravure en taille-douce de S. Leclerr.

édifices publics de Batavia. En général, les habitations dos premiers colons, surtout on Amérique, furent d'abord fort éloignées les unes des autres; puis il se forma des villes. L'histoire des transformations du Cap-Français a Saint- Domingue résume assez bien les développements de ces villes coloniales. En 1701, le Cap n'est

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Les Français

Jeton de la Compap^nio d^s Indos (Cabinet dos nuMlaillos).

en Amérique.

Jeton do la Conipa|?nic des Indes (Cabinet des médailles).

Habitation aux Antilles au xvii* siècle.

La Basse-Terre i\ la (Juadeloupo au xviri* sièrlc. Colle vignette est reproduite (d*après des j^ravures en laillc-doure de Jeanne Ozanne,

oxc'cutde d'après le dessin de son père M. Ozanno.

Sucrerie aux Antilles au xvri* siècle. Indigoterie aux Antilles au xvii« siècle.

I,es vipnettes VHahitntion, la Sucrerie, V Indigoterie et lo Fort de la Tortue (pape 5.1), toutes quatre gravëes en taille-douce par S. I^clerc,

sont extraites de la seconde <*dition de ['Histoire d*'x Autifles franrnitrs du père Dutertre, publiée en 1667.

((irim bourg où Ton trouve autour (runo assez helle place, trois cents maisons en charpentes, couvertes de feuilles de palme, groupées en sept ou huit rues, ou « espèces de rues ». Kn 1789, c'est une cité aux rues de 24 pieds de large, tirées au cordeau, et se coupant à angles droits, comme dans toutes les villes fondées par les Kuropéens aux colonies. Ces rues étaient bordées de maisons en maçonnerie, h un ou deux étages,

couvertes d'ardoises ou de tuiles. La ville était ornée de places plantées d'arbres et de promenades, et pourvue de deux salles de spectacle. Dans ces villes où la population européenne est surtout groupée, on déploie un luxe insensé ; l'exemple vient d'en haut : les gouverneurs, qu'ils soient hollandais, espagnols, portugais ou français, ne paraissent en public, que portés en palanquins ou en litière et environnés d'un cortège

Les Hollandais et les

Anglais en Amérique.

Monnaie

de la colonie de Massachusetts;

shilling frappé on

Monnaie

do la colonie dp Massachusetts;

shilling frappé en ir.:i2.

Ne-w -Amsterdam, aujourd'hui New-York au xvii» siècle; d'après une vignette gravée en taille-douce accompagnant une carte hollandaise.

Une ville en formation au xviir siècle: gravure en taillo-douc<» de Fourdrinicr, d'après un dessin de P. Gordon, représentant Savannah

(Géorgie), en 1734.

^^^^^^^^^^^^^^^^^„^^^.^^^^^^^^.^^^r-^.<i^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ Monnaie de la Double penny, H|^^^^|^^^^^^^H^|^H^|^^^^H^^^^H||H^^^^^^^^^^^^^BB^^I ^® frappé en 1 723 (Ca- • ,.» . land; «/«7/i»^ (Cabinet des nié- Halifax en 1777; d après une gravure sur cuivre d Aveline. j^j^^^ ^^^ ^^

dailles). Les originaux de ces trois gravures sont conservés au département des Estampes de la Bibliothèque nationale, dailles).

nombreux. A Goa, la soie est si commune que les gens de condition préfèrent se vc^tir de quelque méchante serge venue d'Europe. A Batavia, les femmes des Européens, môme celles des pasteurs

ne vont à Téglise qu'avec une nombreuse escorte d'esclaves. A Mexico, au début du xvii" siècle, (( c'est une chose commune de voir des cordons et des roses de diamants aux chapeaux des gentils-

LES COLUMKS ï ElUUP[i;t:N.M!;S FENDANT LE XVl% LE XV1I« ET LE XVllI*' SIÈCLE

Le local des charpentiers à PhiladjI^hiu; d'aprc:» une pholu^s^'aphic.

Chambre où lut déclarée l'indépcndanco des Étals-Unis à Phi- (Muséo dai-tillc- ladelphio ; elle a été conservée dans Télat où elle se Irouvaii rie). en 1774; d'après une photographie.

Monnaie de billon, dite le Cfnt barré, frappée à Birmingham en 17«j.

Les treize barres représentent les treize États de l'Union.

Monnaie de billon de l'État do Connecticut, frappée en 1787.

Monnaie d'or de dix dollars, frappée en 1795.

Monnaie de billon frappée â Uirniingham en 1783, au type de la constellation. Les treize étoiles et les treize rayons représentent les treize Étals do l'Union.

Monnaie de billon (cent) frappéo cil i799 à New- York par la maison Talbol, Allinn et Lee.

hoiiinios et des coi'tlons de perles à ceux des artisans et gens de métier »

(Gages). A La Barbade, au XYU*" siècle, luxe qui paraît inouï aux voyageurs français qui visitent cette colonie anglaise , toutes les maisons ont des vitres à leurs fenôtres.

A Saint-Domingue, en 1789, (< il est de la dignité d\iu homme riche d'avoir

Oënëral américain; portrait de Washington d'après une gravure à la manière noiro.

Maison de 'WUliam Penn ù Philadolphio ; d'après

une photographie.

Toutes les monnaies rassemblées sur colle pag^o sont conservées

au Cal)inel des nié<.lailles.

Monnaie d'argent [dollar) frappée en 1799. Les treize étoiles représentent les treize Etats do l'Union.

quatre fois autant de domestiques qu'il lui en faut. »

Les États-Unis. — Le voyage de La Rochefoucauld-Liancourt aux Etats- Unis dans les dernières années du xviu'' siècle nous fournit d'intéressants renseignements sur la seule des colonies européennes qui eut alors acquis son indépendance.

ALBUM HISTOUIQUE

Le commerce d'outre-mer.

Un port de oommeroe au xviii" siècle; Bordeaux d'après le tableau peint par J. Veriiet en 1757 (Musée du Lou\iv)

Les villes du littoral préseniHient un air de prospérité que sif^nalaient déjà les visiteurs fran(;ais' au xvii" siècle. « C'est merveille, écrivait eu 1663 le canadien Boucher, de voir le pays des Anjjlais à présent; on y trouve toutes sortes de choses, comme en Europe...; ils ont de belles villes ; il y a messageries et postes de Tune à Tautrc; ils ont des carrosses comme en France. » Boston, écrivait un autre voyageur au début du xvui* siècle, est par rapport à Québec « comme une belle ville de France à Tégard d'un village d'une raisonnable grandeur »..

De ces villes celles qui, à la lin du xvm" siècle, passaient pour les plus belles, étaient Philadelphie avec ses maisons de briques, et New- York avec

«--? z. uxé.ixy'^'^ y»

Monnaie de carte pour le Canada ot la Louisiane, dune valeur do 12 livres, émise eu 1729 (Bibliothèque nationale).

dames se retiraient une fois le repas terminé, et laissaient les convives masculins occupés à vider de nombreuses bouteilles de vin, « plaisir le plus saillant de la journée et qu'il est par conséquent naturel de prolonger autant qu'il est possible. »

Les spectacles et les bals étaient aussi fort courus. En avançant dans l'intérieur, lorsqu'on se dirigeait au nord vers le Saint-Laurent, à l'est vers le Mississipi, on trouvait d'autres mœurs; c'était alors le Far-West américain. Là, on avait le spectacle de ces curieuses villes en formation oia, le long des rues tracées au cordeau, il ne manquait que les maisons. Par de mauvais chemins on gagnait de méchantes auberges, oii les ^ . , . ^ . ijrens du pavs se montraient « étonnés

Monnaie de carte émise au ^ i »

ses larges et longues avenues. Sur le Canada en 1749, dune valeur do qu'on eût de la i*épugnance à coucher

sept sols six deniers (Archives nationales).

littoral, le bon ton consistait dans l'imitation des mœui's anglaises. « Une jeune femme, un jeune garçon, écrit La Hochefoucauld-Liancourl, ne paraîtraient pas le dimanche à l'église sans être pai'és d'une robe, d'une veste, d'un chapeau fabriqués en Eui'ope. » L'on se réunissait en société pour pi-endre le Ihé; les riches américains se recevaient volontiers à dîner enti*e eux; comme en Angleterre, J^^s

dans le même lit deux ou trois et dans des draps sales après dix autres ». Enfin l'on atteignait les « log-houses » des pionniers, maisons faites de troncs d'arbiT. C'était là que le soir, au milieu de sa famille, le colon venait boire le thé, manger la viande salée et le poisson fumé qui constituaient sa nourritui'e, avant de se reposer pour reprend i*e au matin son œuvi'c de défi'ichement des forêts américaines.

Exercice d'infanterie française ilaus la socoiulo moilu* du xviir siôcle; iVo^Muenl d'une ^'ravurc en laillc-douce do Lo Bas (ITOT-ITS.J et Marlini, d'après uu dessi» de Cochiii (l'Ij-lTUOi n'présoutanl le porl du Havre.

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