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CHAPITRE V

■«r'WT-r-r-r-*! Pistolet do poche de la

Les armées et les guerres au XVIIr siècle. finduxvn.-.iécic.

Éperon d'ot'hcit*r de cavalerie du rèj^'ue de l*ouis XV.

Botte do courrier (règne de Louis XV).

Bonnet de grenadier

autrichien datant du règue de Maric-Thér«>se.

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Tapis de selle aux armes du duc de Coif^nv, colonel général d»»s dragons sous le règne de Louis XV.

Bonnet d'ot'iicier do grenadiers du régiment écossais d Ogilvy au service do la France HTi?- 17G3).

Revue do la maison du roi en IITS; d'après un dessin de Le Paon, gravé en taille-douce par Le lias [Vuyaye /lUtorfsi/iit^ vn /•'i-ancf). Album historique. — IV. ^

ALBUM ^ ïlISTOaiQUE

Sergent do grcna- Soldat du répi- Garde de la manche Cent-garde suisse on Porte-étendard des gondannos do la crardo diers du régiment des mont dos gardes (1786). habit dc'cérémonie( 1786 i. ordinaire du roi en grand uniforme M 786). gardes françaises en suisses en petit unigrand uniforme (1780). forme (1786).

Colonel dos gardes françaises en 1786 ; Louis Antoine de Gontault, duc de Birou.

Tous CCS costumes, sauf celui du nioust^uetaire do 17i>C, sont reproduits d'après VElal ilmitaire de la France en 1786, recueil daqua-

Mouaquetaire de la seconde compagnie (1756); d'après un dessin do do La Hue. gravé en taille-douce par de La Fosse (lOison).

Timbalier des gendarmes de la maison du roi (178C).

relies exécuté par Hoffmann, conservé au département des Estampes de la Bibliothèque nationale.

Le costume militaire en Europe au XVIIP siècle. — A partir du xviii' siècle, le principe du vêtement uniforme est établi pour tous les corps de troupes dans tous les États européens. L'on peut dire mùme qu'enlre les uniformes des armées européennes, il n'y a que des différences de détail. D'autre part, l'évolution du costume militaire est partout à peu près la même ; le vêtement du soldai, encore assez ample au début du siècle, devient, avec chaque modification de tenue, de plus en plus ajusté. C'est d'ailleurs avec les grandes guerres du milieu

Cimballer nt'gro des gardes. Iran- »;aises m frpand uniforme (I7SG).

du siècle que les principaux changements se produisirent dans le costume des soldats. .

Le costume militaire français. — L'infanterie française fut d'abord vêtue de la culotte étroite, de la veste et du justaucorps à larges pans; ce justaucorps fut, à partir du milieu du siècle, remplacé par l'habit. L'ordonnance de 1779 ajouta à ce costume de longues guêtres en drap noir pour l'hiver, en toile blanche pour l'été. Le costume était à peu près le même pour la cavalerie de ligne, sauf que les soldats avaient la culotte de peau et les longues bottes.

LES ARMÉES ET LES GUERRES x\U XVlll'' SIÈCLE

L Infanterie.

1724 (Marbot).

1772 (Montign^). 1786 (IIolTnionn).

Uniformes du rëgiment du Dauphin.

Milicien (17i6).

Épieu français •Ift la fin du XVIII" siècle, muni de deux pistolets.

Esponton

français.

Sabre d'ofrïcier d'infunlerio du règne de I.ouisXV.

Tirage de la milice, d'après une gravure en taille-douce de Jacques conservée au département des Estampes do la Bibliothèque nationale.

Tous ces objets sont conservés au Musée d'Artillerie à Paris. — L'uniformo do 17G7 et lo milicien do 172ti sont reproduits d'après dos aquarelles du cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale.

Esponton

d'ofrtcier allemand.

Pique

avec fer de hache et bec de corliin.

'Liriiitiiri--^^'"''^-'Vf

Pistolet français du milieu du xviii* siècle.

Les dragons et les hussards avaient un costume original; les hussards surtout, qui jetaient sur leurs épaules un mantelet garni de fourrui'es, portaient une veste ornée de bi*andebourgs, avaient le pantalon collant, les bottes à revers, et remplaçaient la giberne par la sabretache. Pendant la première moitié du siècle, les soldats de ligne

furent coiiïés du chapeau à trois cornes; les dragons avaient le bonnet à pointe i-enversée sur Tépaule ; les hussards portaient le shako. Entre 1730 et 1740 fut adopté pour les grenadiers le bonnet à poil d'origine prussienne. Vers le milieu du siècle, on essaya une sorte de bonnet conique, analogue aux coiffures du môme genre porté par les coi-ps d'élite des armées étran-

La

1724 (Marbol).

Uniformes du rt^çrimcnt

Cavalerie.

1777 (Montipny).

1786 (Hoffmann}, de ravalrrie colonol-^êfit'ral.

gères ; mais Ton revint bien vite au coquet tricorne- Cependant, sous Louis XVI, le casque à chenille ou à plumet fut adopté pour les chasseurs à pied et pour les dragons. Se conformant aux modes du temps, les soldats poudraient leurs cheveux et les disposaient en queue sur la nuque ; à la fin du siècle, ils portaient fièrement la moustache, et ceux que la nature n'avait pas dotés de cet ornement se fixaient sur les lèvres avec de la poix des moustaches postiches faites de drap noir et de cire. La couleur de Tuniforme était le bleu foncé et le rouge vif pour les corps de la maison

Le duo d'Orléans, Philippe-Égalité, en costume de hussard; gravure à la manière noire el au pointillé do J.-R. Smilh, d'après le portrail peint par Kevnold«;.

Officier de liussards de Ratsky en 172* ''Marl)ol;.

Hussard de Berrheny en 1786 (llotrmann). .

du roi; le rouge garance et le bleu céleste pour les corps étrangers. Pour les régiments fran- (;ais, ce fut d'abord le gris et le brun avec doublures de couleurs voyantes:

puis, à partir de 1779, le blanc fui définitivement adopté, sauf pour les artilleurs dont la culotte, la veste et l'habit étaient bleu de roi. Ce costume était élégant et coquet ; mais les connaisseui's lui reprochaienl d\Hi*e d'un entretien difficile. « On a créé pour les soldats, écrit Guibert, une tenue qui leur fait passer trois heures par jour à leur toilette, qui en fait des perruquiers, des polisseurs, des

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