LES ARMÉES ET LES GUERRES AU XVII^ SIÈCLE
La Cavalerie. — Objets d'équipement
1724 .MnrliMi,.
Uniformes «lu ri^iriiMiMtL truyn] dr <! ruions.
Officier <'n ITRfl fïtrtlTtisaim
Plaijtron it'' in rdirflsHP^ vh fer ijiïin.'j ii'iin offïrior ?ifniH If r^^pm'' Épèe française <lc Louis XV.
do la fin du rè^Mio do Louis XV.
Vatloville au service do la Franco siMiH h> rojjni* dd Inouïs XV L
Étendard dn In 1:0111^^1:111^^ ^1 ijoa u'f'fidfinuos ilu Hhu^iImu inii'i le r^«^^o do Louis XA'.
Épèe - sabre
> mous do la fin du rù^no
de mousquetaire jfcTCtl^ïi
iio Louis XV.
vornissours, tout, oxcopté flos gens do guorro. »
L'armement. — I/amiomonl no subit pas do grandes modifications au cours Sabre dolVaier di d«, 1 T\ 1'» A' hussards du roirno do
Il sioclo. Do l antique ar- Louis xvl
mure des chevaliers du moyen Age, il no subsista que la demi-cuirasse portiV par les cavaliers. Comme armes oiïensives, rinfanterio et les dragons avaient le fusil
Caisse de tambour do drapron . du xvrii' sioclo.
Tous les ohjols reproduits sur celle page sont conservés au Musée d'Artillerie.
Étendard AutrieliieQ dr?r cnvnli'^rin du f/'unii lie ^ftifit^'Tln^nso.
à pirri <• ; \n cavali'rio de ligne (fêtait armée du mousqueton ou du pistolet otdoTépéo, qui, à la fin du siècle, fut remplacée par Épèe d'enfant lo sabro , porté do tout
du milieu du . 111
xviir siode. temps par les riussards.
Les soldats d'infanterie étaient aussi armés de Tépée. Les officiers d'infanterie avaient comme insigne IVsponton, qu'ils faisaient porter devant eux par un sergent. Mais,
L'Artillerie.
Officier d'artillerie 1786 (Marbol).
Canonnier en 1777 (Monligny).
Seryant d'artillerie 1786 (Marbol).
Canon de ?4 ; le Gourmand ; du système Gribeauval
Bûmba 4i; M ; systètuit Grilttaiival.
Canon de 24 de siège : l'Horgauiste; du système Vallièro (tUGj.
Bombe d(? âE:
Affût do canon.
Fusil de rempart
do la lin du xviii» siède, probablement allemand. Le canon a S"", 18 de longueur.
Ijîs otijets reprdsenlc^s sur colle page
^oul roti'iorvi's au Musée d'Arlillorio ;
\tf caisson, r.iLÎùl, l'obusior, le canon, la
forgis 1<> t'hïiriol à munitions rcprodui-
st^nL do (ïclUii modelés, laisanl parlic
(l'un*! suito que (iriboauval lit c\6-
txiXer pniur lui pormoMro détudior
4>'riLiiiivonienl son syslcmo
irorlilloric.
Grenadier en arme pour lancer les grenades, dalé de 1747.
Forge dt* ca ni [ï.i (^'■ru-
Chariot à munitions.
à partir do 1762, ils se dislinguèront de leurs soldats par le port de l'épaiilelte d or qU d'argent.
L*artillerie. — Une des armes dont Taspect se modifia le plus au xviii' siècle, ce fut Tartil-
LES ARMÉES ET LES GUERRES \U XVlll'' SIÈCLE
L'Armée prussienne
Grenadier du 1'' r<''- {j^inient do prcnadicrs du roi (1729)1
Grenadier
do grenadiers
ilu ré^'iiiieiil à cheval de
Schulenbourg (1729).
Officier du ré^nmoiit de cavalerie Prince- Royal (1725).
Mousquetaire du ré^Mnicnl d'infanlerie de Gollz
Grenadier do la garde rovalo (1760).
Officier des gardes du corps en grande tenue (1775).
Châtiments usités dans larmëe prussienne; dapK'S une gravure en tailledouce de Chodowiecki (1726-1801).
Ces costumes militaires sont reproduits d'après quelques-unes des figures de l'Exposition rétrospective des uniformes de l'armée allemande, faite par les soins du ministère do la guerre dti royaume do l^russe ù l'Kxposilion universelle de Paris en 1900.
Canonnier (1760).
Officier du régi meut de dragons Bayreuth (1760).
Caporal des gardes du corps (1760).
Soldat du régiment de hussards de Ziclen (1700 .
Fifre des mousquetaires du régiment de Hulsen (1760'.
lerie h la suite des réfoi'nies de Vallière et de Gribeauval. Aux canons du début du siècle,
encore ornés de sculptures, Gribeauval substitua des pièces entièi'enient dépourvues de décora-
Scènes de la vie militaire.
Batterie d'artillerie sous le règuo do Louis XVI; fragnicul d'un dessin do Moreau lo Jeune, gravé en taille-donco par Mallieste, Liêgeard et Née,
représentant la revue des gardes françaises et suisses dans la plaine des Sablons.
Gens de guerre en marche; fragment de la Vue du port d'Antibes, exécuté en 1761 par J. Vernet (1714-178li).
tion. Puis il remplaça raltolage en liniouière où les chevaux marchaient en lile et au pas par l'attelage au timon où les chevaux vont de front ; il imagina la prolonge qui permit de ne plus atteler les chevaux directement au canon. Il créa pour le transport des munitions un matériel de caissons et de chariols.
L'armée en temps de paix. — Le pauvre diable, qui s'était laissé séduire aux promesses bruyantes du sergent recruteur, rejoignait à petites étapes son régiment, disséminé dans les villes voisines de la frontière. Parfois, il log-eait chez rhabitant; plus souvenl il trouvait place dans
une des casernes construites en général sous le règne de Louis XIV. Les ofliciers se réservaient pour eux et lenrs familles les meillenrs appartements de la caserne. Les soldats étaient groupés dans des chambres basses, mal aérées, meublées de bancs, d'une planche pour le pain, de râteliers pour les fusils, de tables et de lits, où ils couchaient trois à la fois. A cinq ou sept, ils se groupaient autour de gamelles en bois ou en terre, où, avec des cuillers de fer, ils puisaient leur part de la soupe qui constituait le principal de leur alimentation. (Juatre heures parjour environ étaient consacrées aux exercices et aux manœuvres; il y
LES ARMÉES ET LES GUERRES AU XVlll^ SIÈCLE
Scènes de la vie militaire.
Voiture du général en chci
Honneurs funèbres.
Vivandiers. Ces trois fifraviires sont empruntées à une suite de Ruprendas (1708-1:8!), représentant des scènes des guerres entre Autrichiens et Turcs.
on avait parfois do piiérilos, au dire do bons juges, surtout dans la première pai'tie du siècle . « On formait avecles bataillons, écrit Guibert, des ronds, dos triangles, des carrés, des bastions. » Le public commençait à prendre un vif intérêt aux spectacles militaires; la revue des troupes de la maison du roi, passée tous les quatre ans par le souverain et les membres de la famille royale au Trou-d'Enfer à Marly, attirait un gi*and concours de curieux.
L'armée en campagne.
— Une armée française en campagne au xviu* siècle,
Album niSToniQUB. — IV.
Camp français; gravure en taille d'après la peinture do Lenfanl,
Le racolage en Angleterre ; caricature de Piphton (ITSI).
était suivie « (Pune si gi'ande quantité de vivandiers, de vivriers, charretiers, domestiques, marchands, ouvriers, etc. , que leur nombre sui'passait quelquefois celui des combattants (Servan) ».
« 11 faut à un officier riche, écrit Maurice de Saxo, une berline, un vis-à-vis, un carrosse, un coupé, de beaux mulets richement caparaçonnés, une multitude de laquais et de palefreniers tout chamarrés ». Il n'y avait guère d'ailleurs que Tarmée prussienne qui fut à l'abri de ce luxe.
La marine. — L'uni-
•douce de Beauvarict {i"3I-l"y" Lq Testament de La Tulipe.
La Marine.
Un port de guerre au xviii» siècle; construction des bassins du Pon ,i taniou au port de Brest ; d'après une gravure en taille-douce de Ozanne.
forme dans la marine, à peu près semblable à celui des autres corps, était rouge pour les officiers de mer et bleu pour les troupes. Les matelots ne reçurent un uniforme qu'en 1786. L'aspect des navires ne se modifia que sous le règne de Louis XVI ; à cette époque, on supprima la décoration extérieure, et, à l'imitation des Anglais, on fit en cuivre la carène des vaisseaux.
Nos navires, comme aussi la plupart des vaisseaux ( étrangers, étaient malpropres, mal aérés et.
par suite, fort insalubres.
L'équipage était entassé à l'avant; les officiers étaient logés à Tarrière, les officiers supérieurs dans des chambres à panneaux de bois, les autres dans des chambres à cloisons de toile, meublées d'un lit, d'une chaise, d'une armoire et d'un bureau. Ces vaisseaux étaient armés de canons; les plus grands en portaient 118, disposés sur le pont et dans des batteries superposés. A la proue du navire flottait le pavillon blanc.
Vaisseau de guerre de 108 canons, construit on 176U, dit le Sans-Pareil; d'après le modèle conservé au Musée do Marimi' an Louvre.
Capitaine des gardes de la marine en i72i Capitaine de vaisseau Amiral en grand uniforme (Marbol). en 1772 (Marhol). en 178C (Marbol).
Matelot eu
(Marbol).
Officier des troupes Soldat de la
de la marine en 1786 marine royale en (Marbol). 1780 (Marbot).
Étui* récite de Louis XVI(follp<'-
Montured'è- Vantail; ri^K^ti de I^nis XV l
( r 1 1 c f l i Ti Fmttfik).
Cofltutnes parés, en 17^S9; LablL^âU dti LniiireL (10^11-1743), gravie c? il Uiiic-dom'o par Lârmci^fiiii
Sabot français du xvni* si<>clo (Musée do Cluny).