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CHAPITRE X

Les Armées et la Guerre pendant

la Révolution et l'Empire.

Le costume militaire — Les troupes pendant vèrent h peu près le sous le règne de dant la couleur des difiée. L'habit blanc Constituante comme régime, et il fut rem des gardes nationales, de volontaires furent troupes de ligne. L'ar habillée dans le dra pales pièces du costu revers écarlates , la blanches , reprodui tionales. Quelques gé net rouge ; mais ce tricités. La sévérité de frappa vivement ceux rent le voir en bon état ; par suite des campa nouvelées et des dila scurs que les mesures Salut public ne purent armées de la Révolu souvent en haillons, à Tarmée deSambre-et-

pendant la Révolution, la Révolution consermôme costume que Louis XVI; cepenuniformes fut mofut proscrit par la un reste de l'ancien placé par l'habit bleu lorsque les bataillons confondus avec les mée fut dès lors comme peau, car les princime, l'habit bleu, les veste et la culotte saient les couleurs nanéraux prirent le bonfurent de rares excenl'uniforme républicain des étrangers qui pucar, malheureusement, gnes incessamment repidations des fournissévères du Comité de parvenir à enrayer, les tion combattirent trop Quantité de militaires Meuse en 1794, étaient

Sabre de conventionnel en mission aux armdes (Musée Carnavalet).

Enoadrement d'un diplôme pour le paiement de la solde de retraite sous le Consulat; d'après une gravure en taille-douce de DuplessisBertaux.

Costumes militaires pendant la Révolution

Soldat de l'armëe da Rhin vers 1704.

Général en chef en 171)5.

Adjudant général en 1795.

Soldat de l'armée da Rhin vers 170i.

Commissaire ordonnateur des guerres en 1795.

Porte-enseigne en 1795.

Les dpiu\ lïoUlal!; de l'arniE-p (iu Rhin en 1794 sûni reproduits (l'après iino pravure en tailledouce anoriynié allemande conserviîu au départîMrtcnt d<*s Estampes do la Bibliothèque ii&LiO'

Représentant du peuple aux armées pendant la Convention.

nale. Les autres costumes sont empruntés au Recueil de costumes dessinés et gravés en taillo-doucc par Labrousse, publié par Grasset do Saint- Sauveur (1757- 1810».

Capitaine de vaisseau on 1795.

Aide de camp en 1795.

LES ARMÉES ET LA GUERRE PENDANT LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE

L'Enthousiasme patriotique pendant la Révolution.

Proolamatlon de la patrie en danger en juillet 1792; d'après une gravure on taille-douce anonyme {Révolutions de Paris).

velus d'habits de paysans, la plupart des soldats étaient sans souliers ; d'autres portaient des sabots ou s'entouraient les pieds de tresses de foin.

Les trop rares estampes où nous voyons représentés les soldats de la République confirment ces témoignages.

Cérémonies militaires. — Pas un instant, Tarmée de la République ne resta isolée de la nation; cette participation à la vie nationale s'attesta par des cérémonies dont la célébration constitue un des faits les plus intéressants de l'histoire de ces armées. Parmi ces cérémonies, il y en eut de politiques, telles que la prestation du serment à la Constitution de 1791, l'acceptation de la Constitution de 1793, la célébration des nombreuses fôles instituées par la Convention et le Directoire. Ces événements donnèrent lieu parfois à de touchantes manifestations d'un caractère absolument spon-

Enrôlements volontaires è Paris, en juillet 1792, d'après une gravure en taille-douce anonyme {Révolutions th Paris).

Étendard d« k gendarme rie n,ilioti3]D si?ii8 ]b [wçnûùi-^

Ces trois objets sont conservés au Musée d'arlillerie.

tané. Lorsque les commissaires de la Convention eurent obtenu Tassentiment de l'armée du Rhin à la Constitution de 1793, les soldats ornèrent leurs tentes de branches d'arbres; ils se réunirent autour de l'arbre de la liberté planté dans le camp ; « on fit un repas frugal après lequel on chanta et on dansa au son d'une musique qui exécutait des airs patriotiques.»

D'autres cérémonies eurent un caractère plus particulièrement militaire ; telle fut la remise des drapeaux confiés aux différentes armées par la Convention ; ce fut avec un cérémonial solennel que les troupes reçurent les couleurs nationales.

Le costume militaire sous Tempire. — Le costume militaire se modifia davantage sous l'empire. L'armée conserva, il est vrai, le vêtement ajusté, en usage depuis la seconde moitié du xvui® siècle; mais on vit alors apparaître la capote. L'infanterie se coiffa

Ëtendard du des (iuinles sous République.

L'École de Mars

Élève fantassin do Idcolo do Mars en 1794; (Hoffmann).

Fourreau de sabre d'ëlèvo do 1 ccolo do Mars.

Drapeau àtt U i{i' iletuld^artlLleriû).

Ces Irois objets sont conservés au Musée d'artillerie ; le camp des Sablons est reproduit d'après une peinture anonyme conservée au Musée Carnavalet.

Élève cavalier do l'école do Mars en 1791 (Hoffmann).

Sabre d'élève de l'école do Mars.

Le camp des Sablons près Paris,

U4, destiné à linstruclion militaire des élèves do l'école de Mars.

(lu shako surmonté d'un plumet fort élevé dont la couleur varia suivant les corps. La garde impériale porta le bonnet à poil; pendant quelque temps, elle conserva Tusage de se coiffer avec la queue et de se poudrer, mais à partir

Fête des victoires au Champ-de-Mars le :\0 vendémiaire an III (21 octobre 1794); d'après un dessin de Girardct, gravé en taille douce par Bcrlhaiilt (17i8-18iy), pour les Tableaux historiques de la Révolution française.

de 1806, cette pratique disparut de Tarmée, au grand désespoir des cavaliers qui regrettaient leurs cadenettes. Napoléon essaya de rétablir rhabit blanc; mais il renonça vite à celle tentative mal vue des soldats. 11 laissa les officiers

LES ARMÉES ET LA GUERRE PENDANT LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE

Scènes de la vie militaire pendant la Révolution

Cos vignollcs sont reproduites d après dos gravures en tailledouco anonymes

Glaive do cërémonio des généraux en chef sous le Directoire (Musée d'artillerie).

(étaler un luxe insensé ; les uniformes des officiers supérieurs se couvrirent de chamarrures, de torsades, de tresses, de galons qui donnaient à leur costume un aspect rutilant et faisaient ressortir la simplicité de Tuniforme de colonel des chasseurs à cheval porté le plus fréquemment par Tempereur.

« C'était curieux pour les étrangers, écrit Coignet, de voir le plus mal habillé maître d'une si belle armée. » L'armement fut peu modifié, les fantassins de l'empire, comme ceux de la Hépublique, firent toutes leurs campagnes avec le fusil à pierre de 1777. Quelques modifications de détail furent apportées en l'an XI au matériel d'artillerie créé par Gribeauval. Les cuirassiers reçurent la cuirasse double ; les carabiniers eurent le casque à chenille rouge et la

Voiture d'ambulance.

conservées au département des Estampes de la Bibliothèque nationale.

Grenadier pardc d'honneur des asseniblccs du Directoire et garde national.

Sabre d'honneur donné à Augereau après la bataille d'Arcolo (Musée d'artillerie).

cuirasse à soleil d'or; quelques régiments de dragons reçurent la lance.

Camps et bivouacs.

— L'incommodité de quelques pièces de ce costume n'empêcha pas les soldats de Napoléon d'être d'incomparables marcheurs. Le soir de leurs longues marches, les troupes formaient le bivouac, groupés autour de grands feux.

Si les soldats demeuraient quelques jours dans le môme endroit, ils s'installaient de légers abris de paille; si leur séjour se prolongeait, ils recevaient l'ordre de construire un camp. C'était alors une véritable « ville de bois et de paille » avec ses rues bordées de baraques en bois quelquefois précédées de sapins, ses cuisines, des salles pour les maîtres d'armes et de danse, quelquefois un bâtiment spécial pour les galeux. La tente ou la baraque de la cantinière servait de <c salon de compagnie, d'estaminet, de café ; c'est le point

Costumes militaires sous le Directoire et le Consulat.

Tambourin. Hautbois.

Bug le.

Cor.

Basson.

Trompette.

Gimbalier.

Triangle.

Serpent.

Flûte.

Grosse caisse.

Chef de musique.

Musique do la gardo du Direcloire Executif; d'aprôs une gravure en taille-douce anonyme conservée au dëparlemont des Estampes de la

Bibliothèque nationale.

central de réunion ; on y joue, on y boit, on y fume » (Blaze). Quand les troupes tenaient garnison dans les villes étrangères, les femmes des officiers venaient bravement rejoindre leurs maris et aussitôt on organisait des bals, des concerts, des spectacles de société et des parties de chasse.

Champs de bataille et hôpitaux. — Puis la guerre recommen(;ait et, en quelques jours, ces brillants officiers se retrouvaient à la veille d'une bataille. « Alors, rapporte le sergent Bourgogne, Tun prépare ses armes ; d'autres du linge en cas de blessure; d'autres font leur testament et d'autres, insouciants, chantent ou dorment. » Quelques officiers se paraient avec un soin minutieux pour le jour du combat. « On n'est jamais trop beau quand le canon est en fête, » disait l'un d'eux. Avec les formations en colonne, les charges de cavalerie, les furieuses canonnades

Artilleur sous lo Consulat ; dapros une aquarelle du général Lejcunc (Album de la Sabretache).

Brigadier de dragons sous le Consulat; d'après une aquarelle du général Lejcunc (Album de la Sabretache).

LES ARMÉES ET LA GUERRE PENDANT LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE

L'Armée en campagne sous le Consiilat.

L'armée en campagne sous le Consulat : Bonaparte au bivouac de Bourg-Saint-Piorre, dans la valide du Grand-Saint-Bornard en 1800.

L'armée en campagne sous le Consulat : Bonaparte écoutant un rapport lors du passage du Grand-Saint-Bcrnard en 1800. Ces deux gravures sont reproduites d'après des dessins de Thévenin, conscrvcî'îj q^ Musée de Versailles.

Costumes militaires

sous l'Empire.

Tambour-xnajor d'infanlerio do Sentinelle d'infanlerio do ligne Tambour d'infanterie de ligne battant la Marin de la garde impériale, ligne. en campagne. Diane à l'entrée du camp.

Maître d'armes donnant la leçon. Grenadier et cantinlère. Sergent-fourrier d'infanterie de ligne.

Ces costumes sont reproduits d'après une suite gravée en taille-douce et publiée par Martinet vers 1810. conservée au département des Kstanipcs

de la Bibliollicque nationale.

LES ARMÉES ET LA GUERRE PENDANT LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRÉ

Objets d'équipement

Costumes militaires

sous r Empire.

Élève de l'École polytechnique

(Martinet).

Officier de pompier (Marlinct).

irjiîfaulpric do ll^ftio.

VJEWNE4 yr l^ VVARSOVii

Étendard da l'arlilk'no à clicval «le la {,'ar«lc iuipcrialc

OènÊTal et lieutenant de carabiniers + ii i^\l, iia|ipi."sk^ |p«rliiiil ,.. L.riho,M.r. «1 M- ^.m iiK, u..^ à l. \..i.U\.A. !. î^-^l^-a. 1-"L |»ar cuirassé .lonUier de cuiras>i.rs.

Portefeuille du pivinirr Consul LMusé»

do rariiu'c').

Croix do coniinandcui* de la L<*|.muii d'iiuiiiicur.

Voiture de campagne du tnarédial Davuubl.

Tous les olij''ls roi»réseiitcs sur celle page, doul la provenance n"e^t pas indlipu-e, sont conservés au Musée d'arlilleru'.

ALUUM HI.STOhlQLK. IV. ll>

Costumes militaires sous l'Empire.

Colonel général des dragons en 1804.

Colonel général des chasseurs

cil 1804.

Lieutenant général en uniforme de colonel des hussards: d'apros le portrait du conilo Fournier Sarlovèzr, pfiiil par Gros (1771- IHiii;, conservé au Musée du Louvre.

Ces doux objets sont coiisin"v*.is bu Muséf d'artillerie. — Les ^i^sliiiiies d'ortifiers supérieurs sont l'^tratU de louvrajre coiisarré au Smrrf 't*'

Colonel général des hussards en l»Oi.

Bâton de maréchal ayant appartenu à Auyereau.

Colonel général des cuirassiers

en txnv.

Lancier polonais (.Mnrluud

Dragon à la eoscrne ])ansant un cheval 'JiMB^H^MIM^^^Bai^^BS^M^^^K- (Martinet). Officier de mamelucks (ilolfmann).

LES ARMÉES ET LA GUERRE PENDANT LA RÉVOLUTION ET L EMPIRE

Scènes

de la

vie

militaire

sous

Départ d'un conscrit.

Toutes ces

viicructlcs sont

roproliiiih's

dai>rês

dos pravurcs

en taille douco

anonyinos,

conservées au

<l(^parlonïenl

•les Kslam[)os

df la

Bibliothèque

nationale.

Lhs armes

sont

eonservées

au

Musée

d'artillerie.

Amusements des militaires au eanip.

Ronde de nuit.

Canonnière de la garde inipérialo faisant feu sur l'ennemi ».

Sabre de

g:renadier Sabre do

de la garde grosse eava-

impériale. lerie.

comme colles de Wagram, ces hiUes étaient ivbî^ meurtrières, et les champs de bataille présentaient de lugubres spectacles. A Eylau, à Friedland, des carrés entiers restèrent sur place.

Vowv prévenir la peste, on

Sabre de chasseur à cheval de la garde impériale.

La cuisine au hivou.u

ensevelissait pôle-méle les morts, ou parfois, comme à Marengo, on entassait hommes et chevaux, et Ton mettait le feu à cet amoncellement de cadavres. Malgré les eflorts de la Convention et ceux de Napoléon, le ser-

Hôpitaux militaires sous l'Empire.

Infirmerie militaire: <l".n|irès nnr j.einturo «lo Vôron Holhvoiirl roprrsoiilant la visi!*» <lo Napolôon h rinfinnorio <l«»s luvnli'lo*;, \o 11 fi'vrior isoK

iMumV (lo Vor«;aill«'si. - l.a «loiix armes sont roiisorv<W's au Miiséo «Inrlillcrio.

Épôed'olliclor Ambulance en campagne: d'aprùs une pcinluro de Ad. Roehn {I7h0-isfi7) roprc^scntant l'hôpilal mililnirc

d"iiifanterif. des Français et des Russes à Marienbourg, en juin 1807 'Musi^c do Versailles,.

Épëe de con)))at du marc^elial Hcssières.

LES ARMfiES ET LA GUERHE PEiNDANT LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE

Cérémonies militaires sous TEmpire.

Entrée triomphale de la garde impériale à Paris on |S«i7: «l'opivs uno poiiilniv «le Boillv (ITOi-isi'i), oonscrvi'c au Musdc CarnavnWf.

BènAilloUon des dt^peeyx pris h AmWrVax. ik^Vûni SMrf-Unnv^ -i Pann, jiar k, mnlîuaî Uo Hpjluy p'd !hftS; U npn^ imo iie-iiilurc Ut Gros j:7i^lïtl3),

conscrvf'e au Mus(5e Carnavalet.

vico dos ambulances ot dos hùpilaux restait dofoctuoiix. A Sniolensk, en août 1812, le gênerai Rapp fit jeter les morts restés de-

Mousqueton donnô par le premier Consul au citoyen Royal cavalier au I i' rt'j:inienl (MustV de larm/ej.

puis quatre jours à coté des vivants couchés sur la pierre. A Dresde, des sousofficiers blessés, demeurés sans médicaments, sans

loO

Scènes de la vie militaire sous T Empire.

Le Départ des conscrits vers 1810; d'après uno pointure de Boilly (1761-1815), consorvéo nu Musée Carnnvnlel.

Distribution des Aigles, le 5 décembre 180i au Ghamp-de-Mars: d'après le dessin dTsaboy(l767-l8.'i.>). gravé en taille-douce par Malbeste (i75i-18l'J)

pour rouvratre ronsacn' au Sarre de Napoléon 1".

LES ARMÉES ET LA GUERRE PENDANT LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE

Scènes de la vie militaire sous le Consulat et l'Empire.

La parade aux ïiiih^rics sous le Consulat; d'aprôs un dessin d'Isaboy (1767-Ih;j.ï), gravé en taillc-douco |>ar Mécoii (177t-1838).

Opération militaire vu ixn.i; d'après une ('srjuisso de Kohcll il7(H»-ls.».i) rt'prcs<M»laiil lallaquc dUlni. consorvce au «IcparU'iiiont drs KNlnmpcs.

de la Hihliotlièque nationale.

lingo fi presque sans nonrriiiin» se roiipèn»!!! la iiorge.

L'empereur en campagne. — l/arrivée do Tonipereur parmi ses troupes élait annoncre par des salves d'arlill(»rie ; ou le voyait parcourir ](» fi'out des réj;inu»nls ou eourir inspecter les positions

de ses corps d'armée toujours entouré d(» s(ïn escadron de chasseuis àclu'val. « In brigadieiet (piatre chasseurs, dont deux portaient l'un \o portefeuille et Taulre la lunette de Sa Majesté, galopaient en avant et lui faisaient faire place. S'arrètait-il, niettail-il pied à leri'i», ces chasseurs

Costumes militaires étrangers de 1789 à 1815.

Équipage Uo la rcinine d'un ofTicier russe, accompagnée d'une esoorlo de drajrons russes; d'après une aquarelle do Kohell (ITOG-ls.'i.i

exécutée â Aïclia (Bavière) le 18 août 171>9.

Jjeii oHgiiiaiiv de ta* ûcns.

départêiiif^nt des lii^Uinpiiiï

grroviij'cii suni t minerves mi dti lu Bibliothèque UJiMoijuk.

Officier d'infanterie anglaise en 1815 (Knutcl).

Ponton anglais servant de prison aux captifs fran<.'ais.

riniit:iieiil à riiistunt, plaçaiont la baïonnette au bout du mousqueton, et inarchaieut ainsi en carré, l'enipe- HMir au milieu d'eux » (Parquin). A partir de 1812, Napoléon lit plutôt usage de la voiture que du cheval ; même à cette date, on le voyait encore sur pied, dès deux heures du matin, suivant son usage. Pendant les campagnes, il savait admirablement partager les fatigues de ses soldats; les récits contemporains nous le montrent au bivouac, dans une méchante hutte,

Officier des Life-guards

en 1813 (Knôlel).

Rifleman anglais on isi

(Knôlel).

Napolé les uni

ou bien en plein air assis devant le feu sur des fagots et dictant ses ordres, à la lueur de bougies placées sur des tambours; ou bien encoi'e comme à Eylau, mangeant au milieu de ses gi'enadiers quelques pommes de terre que ceux-ci lui ont fait cuire sous la cendre de leur feu.

Les armées étrangères. — il y avait peu de dillerence dans le costume militaire entre les soldats de on et leurs adversaii'es. Un coup d'œil sur formes étiangers réunis dans ce chapitre

LKS AKMÉES ET LA GUEUlli: PENDANT L.\ RÉVOLUTION ET LEMFIUE

Costumes

militaires étrangers

Grenadier anglais >'n isi.i (Knniol .

Batterie de canons dons un iiaviro aiiglnis. «l'aprcs un «li-ssin de M«'Urnh«Ml»T trrav*' en lailW*-«lou<« ynr K.MiHniaii, l'Xirnil .1 un Jttcnril ih- coslui.ifs n,ili(tii,<:s de f/ùiro/,f. Hussard anglais

|.ul»li.'' à Au-slx.ii,^ . M » ' :, ^^Kl «'Il IM»7 (Ki.olrli.

Grenadier autrichien en I7î»0 (Knoii-li,

Soldat d'infanterie de ligne autrichienne

en l8o:i ('Kn«t«l;.

Chasseur à cheval autrichien

en ls(i'.» (Kii.-.l.l,.

Grenadiers russes (Knoicl.

Amu M msToiuyiK. — IV.

Hussard autrichien m ls<i<) (Knoid .

Soldat d'infanterie de ligne autrichienne

en lSi:i (Kn«»leV.

Costumes militaires étrangers

de 1789 à 1815

Officier de chasseurs de la garde Grenadier d'infan-

prussienne terie de la garde (isi2j. prussienne (l«li).

Tambour russe en Chasseur du

ISIH; d'après une gr:.- régiment prus- Campement de Cosaques en 181.) ; d'après une vure en laillc-doucc de sien de Cougravure en luillo-douce do C. Veriict (I7oS183d). G. Vcrnet. vière en 180G.

Chasseur du corps franc royal de Prusse eii lsl3, en tenue de canipag-nc.

Uniformes de la landwher :

pendant Toccupa

Les cinq costumes prussiens sont oniprnnlés â la suite de costunies do l'armée aliemando jiyant rii^'uré au pavillon des

montre» la siniilitu- (Ic dos usages alors suivis dans les armées européennes. Les chasscMirs de la garde prussienne n'avaient à envier aucun plumet aux soldais de Tarmée IVaneaise; le bonnel des grenadiej's anglais pouvait rivaliser avec celui des grenadiers de Napoléon. Hussards russes el anglais avaient Tuniforme presque aussi chamarré que celui de nos cavaliers. Les Cosaques, les Bachkris et quelques autres popii-

d'iiprès un nlhum dessin<5'ot peint lion franeaiso à llambounr.

Soldat d'Infanterie prussienne

eu 1813, en tenue do eampagne.

Hussard russe en isin (Knôlel;.

armées de terre et de mer

do llvxposition univer- i^il^..^ «^iati^nes

selle do Paris en 1900, iailOUS dSIdliqULb

par les soins du ministère (.„; pai'i'ois, UQ-

lie la guerre piussien. ^ ' r

taient encore armées que d'arcs el de llèches donnaient à rarmée russe un aspect original.

La Marine. — Les navires de guerre français se modifièrent si peu de 1789 à 1815 qu'il n'a pas paru nécessaire d'en représenter dans ce chapitre. De grands perfectionnements furent introduits dans Taménagement intérieur des vaisseaux

de la marine anglaise.

Garniture de cheminée révolutionnaire (Miis('c Carnavaiol.

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