‹ Album historiqueChapitre 26 sur 133 · HK · texte numérisé non relu

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Gardien de la paix (tenao ne Lue lift), d'après une pbol4> ^rraphi^.

mesures nécessaires à l'étahlisseaprès une gravure sur bois du

le feu, et comparezles avec cette pompe à vapeur, et ces énormes tuyaux que nous montre le tableau de Détaille, ou ces pompes-automobiles et ces échelles roulantes dont on dispose aujourd'hui. D'autre part, dans la lutte que poursuit contre la maladie l'administration hospitalière, quelle difl'érence entre cette salle de l'Hùtel-Dieu sous la Restauration, avec ces lits à courtines entassés les uns auprès des autres, et cette salle de la Maternité, largement aérée, éclairée à l'électricité, avec ses lits de fer, groupés autour de cette table, fleurie d'une plante d'appartement. Transformations de Paris. — Le xix» siècle a continué l'œuvre d'assainissement de nos villes, entreprise au xvm° siècle par les intendants;

LA VIE PUBLIQUE AU X1X« SIÈCLE

Les incendies. — Les hôpitaux.

Inoendie en 1846, d'après une gravure sur bois do P. Daubigny, (1817-1878), extraite de Le Diable à Paris.

Pompe et échelle ëleotriques du régiment des sapeurs-pompiers de Paris (Caserne du Vieux-Colombier).

Incendie à Paris à la fin du XIX* siècle, d'après le tnbleou de M. Détaille, Victimes du devoir, ayant fîgurô au Salon do 181»i (M usée lie Versailles).

mais, nulle part, cette œuvi*e n'a peut-être été plus sensible qu'à Paris. Commencée sous le règne de Louis-Philippe, elle fut vigoureusement poursuivie sous le second empire par le préfet Haussmann et elle se continue de nos jours. Dégagement des monuments publics, percement de voies droites et larges souvent bordées d'arbres ; nivellement des rues trop accidentées du vieux Paris ; créations de places, de squares et de promenades publiques, disposées sur le modèle des

Hôpital sous la Restauration ; opération de la cala racle faite en présence de Charles X par Dupuytren, dans une salle de IHôtel-Dieu, à Paris (Musde Carnavalet).

Hôpital

d'accouchées h la Mnh'rriilé pholoçrapliie.

le Paris: «r;iprès une

jardins anglais ; établissement de ponts sur la Seine, ponts suspendus sous le règne de Louis - Philippe , ponts de pierre ou ponts de fer depuis 1848; constructions d'édifices d'utilité publique, tels que les halles centrales, l'Hôtel-Dieu, les écoles; adduction de l'eau nécessaire à la population parisienne; substitution, dès le règnede Charles X, de l'éclairage au gaz à l'éclairage à l'huile, puis introduction de l'éclairage électrique ; tous ces travaux ont entièrement modifié l'aspect de

Transformations de Paris.

Paris sous le règne de Louis-Philippe (1830-1848); vue générale de Paris prise du haut de l*Arc de triomphe de TÉtoile en 1839; d'après ud dessin de Jacottot, lithographie par Gihaut, conservée au département des Estampes de la Bibliothèque nationale.

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Paris au début du XX» siècle; vue générale de Paris prise du même endroit que la prccédcnlc en 19uJ; d'après une photographie.

LA VIE PUBLIQUE AU X\X' SIÈCLE

L'opposition.

Manifestation devant l'Hôtel de Ville de Paris, le 17 mars 1848 ; d'aprt^s une gravure sur bois du journal VllUislration,

Paris. Enfin la sécurité a été garantie par l'accroissement du nombre des y«rdiens de la paixy d'allure aujourd'hui plus martiale que leurs prédécesseurs de la Restauration; c'est à partir de 1854 qu'ils remplacèrent, pour la garde de Paris, les postes de soldats de ligne disséminés dans les différents quartiers de la ville.

L'opposition. — L'opposition au régime établi s'est manifestée pendant les deux premiers tiers du xix® siècle par des agitations qui ont imprimé il celte période un caractère spécial. Sous la Restauration, les enterrements d'hommes politiques furent, de la part de la jeunesse libérale, l'occasion de bruyantes manifestations. Avec l'année 1827, apparurent les premières barricades. La guerre de rues devint alors la principale forme d'opposition au gouvernement jusqu'au jour où l'insuccès de la Commune eut démontré l'impossibilité pour les troupes d'insurgés de résister derrière des barricades à une armée organisée.

Depuis ce jour, l'opposition s'est bornée, au moins extérieurement, à des manifestations tumultueuses sur la voie publique, facilement dissipées par les corps de police. Les attentats anarchistes, tentatives de destruction d'immeubles à l'aide d'explosifs, ont constitué une autre forme de la lutte contre

Album historique. — IV.

Barricades : le duc d'Orléans parcourant les rues de Paris le soir du 29 juillet 1830; d'après un tableau peint par Horace Vernet (1789-18G3), conservé au Musco Carnavalet.

les gouverne ments établis. Les partis d'opposition se sont créé des emblèmes qu'ils ont opposés aux emblèmes officiels; c'est ainsi qu'en face du drapeau tricolore, les insurgés, sous la monarchie de juillet, arboraient le drapeau rouge ou le drapeau noir.

La répression de ropposition. — De leur côté, les gouvernements ont lutté contre l'opposition, par des arrestations opérées par la police et les gendarmés, des visites domiciliaires, des perquisitions, des saisies ou des destructions du matériel d'imprimerie quand il s'agissait de réprimer les infractions aux lois surlapresse, par l'exécution confiée à l'armée des décisions gouvernementales, enfin par la répression à main armée des émeutes, suivie souvent d'exécutions sommaires.

La lutte contre l'émeute était confiée avant 1870 à un corps spécial, la garde nationale ^ composée de citoyens chargés de faire respecter la loi; c'était une véritable petite armée, astreinte au port d'un uniforme militaire, subdivisée en infanterie, cavalerie, artillerie; elleélait, sous la monarchie censitaire, passée souvent en revue par le roi, et les cris que l'on poussait sur le passage du souverain étaient un des indices les plus sûrs de l'opinion publique. Dans la lutte contre l'émeute, elle était, au besoin, secondée par l'armée de ligne.

La lutte contre Topposition; la garde nationale sous le règne de Louis-Philippe

Grenadier Officier

(î:r<'ando tenue). de grenadier.

Saisie des presses du Journal « le Temps » on iS.'iO; d'apri^s Voltlgenr

un dessin do V. Adam (1801-1807), lithoj^raphic^ par Dclaporte. en petite Wm\

Garde nationale de la banlieue.

Prise de la barricade de la rue Saint-Maur, lo 16 mai 1R70; d'après Garde national non encore une gravure sur hois du journal V lUmtration. en uniforme, dit hixet.

Officier d'ètat-major.

Porte-étendard.

Perquisition opérée au siège de la Ligue des Patriotes, en 1889, d'après une gravure sur bois du journal V Illustrât ion.

Les £rravur*»s qui ne «onl point areonipacrnées de la mention de leur provenance sont reproduites d'après une suite lillio^^raphi<*e par V. Adam.

Un ange ; fragmcnl d'une peinture murale d'H. Flandrin (1809-1804) dons l'ëjflise Saint-Gcnnain-dos-Prés, ù Paris.

La Vierge Marie, d'après une peinture de D. Ingres (1780-1867),

dite la Vierge à l'hostie, exécutée en 1860.

Cette figure et celles qu'on trouvera sur celte page ont pour objet de donner une idée de l'iconographie religieuse en France au xix* siôcle.

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