‹ Album lyrique de la France moderneChapitre 138 sur 328 · TRISTESSE · texte numérisé non relu

TRISTESSE

J'ai perdu ma force et ma vie, Et mes amis et ma gaîté; J'ai perdu jusqu'à la fierté Qui faisait croire à mon génie.

Quand j'ai connu la vérité, J'ai cru que c'était une amie; Quand je l'ai comprise et sentie, J'en étais déjà dégoûté.

Et pourtant elle est éternelle.

Et ceux qui se sont passés d'elle,

Ici-bas ont tout ignoré.

Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.

Le seul bien qui me reste au monde Est d'avoir quelquefois pleuré.

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