‹ Album lyrique de la France moderneChapitre 313 sur 328 · CES HEURES-LA · texte numérisé non relu

CES HEURES-LA

Ces heures-là nous furent bonnes, Comme des sœurs apitoyées; Heures douces et monotones.

Pâles et de brumes noyées.

Avec leurs pâles voiles de nonnes.

Ne valaient-ils donc pas nos rires, Ces sourires sans amertumes Vers le lourd passé dont nous fûmes?

Ah! chère, il est des heures pires Que ces heures au voile de brumes.

Elles passaient en souriant

— Comme des nonnes vont priant —

De lueurs opalines baignées,

Les douces heures résignées.

Va, nos âmes sont encor sœurs Des heures de l'automne grises. Dont le pénombre dans nos cœurs Estompait les vieilles méprises.

Et nous ne voyions plus nos pleurs.

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