‹ Album lyrique de la France moderneChapitre 32 sur 328 · LE CIEL D'ATHENES · texte numérisé non relu

LE CIEL D'ATHENES

Celui qui, loin de toi, né sous nos pâles cieux, Athènes, n'a point vu le soleil qui t'éclaire, En vain il a cru voir le ciel luire à ses yeux; Aveugle, il ne sait rien ; d'un soleil glorieux Il ne connaît pas la lumière.

Athènes, mon Athène est le pays du jour: C'est là qu'il luit! c'est là que la lumière est belle! Là que l'œil enivré la puise avec amour, Que la sérénité tient son brillant séjour, Immobile, immense, éternelle.

Jusques au fond du ciel tranquille et transparent, Comme au fond d'un beau lac tout le regard se plonge ; L'air scintille, moiré comme l'eau d'un courant, Pur comme deux beaux yeux, clair comme un front d'enfant. Doux comme l'été dans un songe.

Les nuages, combien ils lui sont étrangers! A ce bleu firmament ils n'osent fair injure: Ou s'il en vient parfois, rapides, passagers. Peints d'or, d'azur, de pourpre, ils flottent si légers, Que leur voile est une parure.

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