MENUET
La tristesse des menuets Fait chanter mes désirs muets
Et je pleure, D'entendre frémir cette voix Qui vient de si loin, d'autrefois,
Et qui pleure.
Chansons frêles du clavecin, Notes grêles, fuyant essaim
Qui s'efface, Vous êtes un pastel d'antan Qui s'anime, rit un instant
Et s'efface.
O chants troublés de pleurs secrets Chagrins qui s'ignorent, les vrais.
Pudeur tendre, Sanglots que l'on cache au départ Et qui n'osent s'avouer par
Orgueil tendre.
Ah ! comme vous broyez les cœurs De vos airs charmants et moqueurs
Et si tristes !
Menuets à peine entendus.
Sanglots légers, rires fondus
Baisers tristes !
FliRNAND GrEGH
80^=^^ FERNAND GREGH .B^^^bBÔ