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lavés ou du sang complet une solution exempte des albumines, privée d’aémoglobine, et de la matière colorante du sang et qui contient le facteur ou l’ensemble des facteurs de nature indéterminée nécessaires à la culture des bactéries hémophiles. Cette solution perd ses propriétés par chauffage au-dessus de 100°. Elle peut être filtrée sur papier ou sur bougie.
Nous citerons le procédé de préparation recommandé par ces auteurs : ajouter aux globules rouges du sang défibriné, 4 volumes d’eau physiologique: chauffer 15 minutes au bain-marie à 80°, en agitant fréquemment; filtrer sur papier ou centrifuger. Si l’on n’a pas opéré aseptiquement, filtrer à la bougie Chamberland L 3. La solution aqueuse obtenue, ajoutée à la dose de 5 à 10 % permet d'obtenir d’abondantes cultures du bacille de Pfeiffer. Cet « extrait globulaire >» contient au maximum les facteurs de croissance nécessaires à la culture des bactéries hémophiles.
En 1921, MM. Legroux et Gimenez cherchant quels éléments du sang étaient utilisés de préférence par la culture des Leishmanies, sont arrivés à la conclusion que la substance nutritive se trouvait dans les leucocytes in vivo; les Leishmanies sont des parasites du leucocyte : ce sont des phagocytozoaires. Ils ont préparé des macérés de moëlle osseuse et de rate, suivant la technique employée pour la fabrication de l'extrait globulaire. « Dans ces liquides stérilisés par passage à travers la bougie Chamberland F, les
leishmanies pullulent, présentant en quatre à six jours de nombreuses formes allongées très mobiles ». De plus, ayant ensemencé des leishmanies sur sérum coagulé, ces auteurs ont observé que la culture était abondante dans le liquide de la partie inférieure du tube; cet exsudat qui se collecte à la partie inférieure du tube serait l’homologue de l’extrait globulaire. Il contiendrait les facteurs de croissance existant dans les leucocytes, les liquides d’ascites, les extraits d'organes.
On peut donc admettre, d’après les résultats obtenus avec le bacille typhique, que la coagulation du sérum normal et de l’albumine d’œuf met en liberté ces « facteurs de croissance », et l’exsudat ou eau de condensation qui se trouve au fond des tubes de ces albumines coagulées et qui recouvre leur surface, serait, en somme, un extrait aqueux d’albumine cuite et contiendrait comme l’extrait globulaire ces substances de nature organique indéterminée, ces « infiniments petits chimiques » non définis, agissant à doses minimes, à la manière de catalyseur.
Ce sont ces facteurs qui permettraient la conservation du bacille typhique sur l’albumine d'œuf et sur le sérum coagulé; comme ce sont eux également qui permettent la culture sur sérum coagulé de ces bactéries hémophiles, extrêmement fragiles : Bacille de Pfeiffer, de Weeks, de Ducrey. Comme on sait, de même, que pour la culture du bacille de Morax, le sérum coagulé contient au maximum l'élément favorable à sa culture.
BACILLE DYSENTERIQUE SHIGA
Nous ensemencerons le bacille Dysentérique dans les mêmes milieux que le bacille typhique : blanc d'œuf pur et coagulé, sérum normal pur et coagulé et milieux modifiés par l’action du bacille Protée.