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ACHILLÉINE.
L’achilléine a pour formule Ce principe existe dans le raille-
I fleurs, Achillea millefolium, et surtout dans l’extrait aqueux d’Iva, Achülea moschata. 11 a été découvert par Zanon. Sa réaction est alcaline; il se comi bine avec les acides pour former des sels ; il ne précipite ni par l’acétate ni I par le sous-acétate de plomb. L’acide sulfurique étendu et bouillant le j dédouble en sucre, ammoniaque, principe volatil aromatique, et en achillé- I tine. Celle-ci est une poudre brune, amorphe, insoluble dans l’eau, peu } soluble dans l’alcool, dépourvue de toute apiertume. D’après A. de Plantaj Reichenaux, elle renfermerait C^^H^'^AsO’.
Préparation. — On épuise par l’alcool l’extrait aqueux d’Iva. La solution j est concentrée et additionnée d’eau ; il se précipite une matière qui a reçu le ; nom de moschétine; le liquide filtré est agité avec, de l’hydrate de plomb, liltré à nouveau, traité par l’hydrogène sulfuré et évaporé à siccité. Enfin, le résidu est épuisé par l’alcool qui ne dissout que l’achilléine.
ACOLYCTINE.
Cette base a été signalée par Hubschmann. On la retire de l’extrait de l’Aconitum lycoctonum. Elle se présente sous l’aspect d’une poudre blanche,, soluble dans l’eau, l’alcool et le chloroforme; elle possède une réaction alcaline et une saveur amère.
Préparation. — Pour la préparer, on épuise l’extrait par l’acide sulfurique, on neutralise la solution sulfurique avec du carbonate de sodium et l’on évapore à siccité. La masse obtenue, traitée par l’alcool, cède à celui-ci deux matières : l’acolyctine et la lycoctonine. On les sépare en évaporant la solution alcoolique et en reprenant le résidu par l’éther qui dissout la lycoctonine, tandis que l’acolyctine reste. On la purifie par cristallisation.
ACONELLINE.
Cette substance a été découverte par T. et H. Smith dans la racine d’aconit napel {Aconitum napellus). Elle est cristallisée. Très peu soluble dans l’eau et dans l’éther, elle est beaucoup plus soluble dans l’éther acétique, l’alcool et le chloroforme. Sa solution alcoolique dévie le plan de la lumière polarisée à gauche; elle présente toutes les réactions de la narcotine, et se colore comme elle en rouge quand on la met en contact avec de l’acide sulfurique contenant une petite quantité d’acide nitrique. Elle forme des sels qui possèdent une réaction acide au tournesol même s’ils contiennent un excès de base. Le chlorhydrate est cristallisable et fournit un chloroplatinate jaune.
Préparation. — Pour isoler cette substance, on prépare un extrait acide avec le suc de la racine d’aconit, on épuise cet extrait par l’alcool, puis on mêle la liqueur avec un lait de chaux (750 grammes pour 25 kilogrammes de racine fraîche); on ajoute, après filtration, de l’acide sulfurique jusqu’à cessation de précipité ; la liqueur filtrée est soumise à la distillation pour retirer l’alcool. On sépare de la solution aqueuse qui reste une grande quantité de matière grasse verte et on filtre.
Le liquide ainsi obtenu est fortement acide ; on le sature peu à peu avec une solution de carbonate de soude, mais en le laissant légèrement acide. Après un ou deux jours, les parois du vase sont couvertes de cristaux d’aconelline.
L’action de l’aconelline ne paraît pas très prononcée. 30 centigrammes administrés à un chat n’ont pas paru l’incommoder.
ACONINE.
. Dans un mémoire publié sur les alcaloïdes de l’aconit par Wright et P. Luff, nous trouvons les renseignements suivants sur cette base : Elle se formé par Faction des alcalis sur Faconitine. Cette action est déjà manifeste à froid ; elle, est complète si l’on fait bouillir quelques heui’es Faconitine avec de la soude alcoolique dans un appareil muni d’un réfrigérant à l’eflux.
On obtient alors, en acidulant et agitant avec de Féther, de l’acide benzoïque en même temps qu’un peu d’un produit secondaire, résineux, jaune, paraissant résulter de Faction de l’alcali sur Faconine. La liqueur acide, alcalinisée par le carbonate de soude, est évaporée à siccité et le résidu repris par l’alcool, qui dissout Faconine; on évapore la liqueur alcoolique, |
et on reprend .par le chloroforme, qui abandonne ensuite Faconine sous i forme d’un vernis à peine coloré, friable, hygroscopique, soluble dans Feau, , l’alcool, le chloroforme, les alcalis, insoluble dans Féther. L’aconine devient i ' visqueuse vers iSO"; elle ne peut être obtenue cristallisée, non plus que ses sels. La solution précipite d’abord en jaune le chlorure d’or, mais le "métal ne tarde pas à être réduit; elle précipite l’oxyde d’argent du , : nitrate, réduit l’oxyde d’argent ammoniacal ainsi que la liqueur de Fehling j bouillante. |
L’eau seule exerce sur Faconitine la même action que les alcalis, mais ! incomplètement. : |
L’analyse assigne à Faconine la formule C-’-lP®AsO'^ !
Les réactions de Faconine diffèrent peu de celles des autres alcaloïdes des i ^ aconits : on n’observe que de légères différences dans les solubilités des précipités. Toutefois, Faconine n’est pas précipitée par les carbonates de soude ' et d’ammoniaque, tandis que Faconitine et la pseudo-aconitine sont préci- i pitées.