Voir V Avant-propos (TArmide, p. xi
5. Probablement le petit solo au milieu du chœur d'introduction du 11" acte (L'indomptable hou .
6. Voici ce qu'écrivait à son sujet le plus éminent critique d'art de l'époque, l'abbé Arnaud: « Il est 1 certain que cette artiste avait déjà auparavant en elle le germe du talent qu'elle vient de nous montrer, mais « il était inconnu à elle-même. Depuis que le chevalier Gluck, en le développant, lui en a révèle le secret, « voyez quel essor elle a pris ! Si vous l'envisagez comme cantatrice, voyez comme sa %"i\ sonore passe facin lement du chant le plus doux au chant le plus fort ; comme elle articule bien, comme l'expression qu'elle .. donne n'oie rien a la précision; si vous l'envisagez Comme actrice, voyez quelle noblesse et quelle vente «■ dans son jeu : confonde/ ensuite l'actrice avec la chanteuse, et voyez quel accord parlait entre son jeu cl
1 chant, accord bien difficile à tenir, si l'on considère que le trop d'attention a -.nder la précision dan- la b mesure ou dans la mélodie, ou trop d'expression peuvent se nuire réciproquement. •■ Mémoires, p. E
parisiens, indissolublement attaché à la reprise de 1825, dernière apparition glorieuse de l'œuvre avant sa disparition temporaire.
Depuis que, après une éclipse de trente-cinq ans (1826-18611, la création géniale de Gluck a recommencé à briller aux yeux de tous, l'interprétation du personnage d'Alceste
a valu à trois artistes françaises de grand style la plus haute consécration de leur talent de cantatrice dramatique : M",e Pauline Yiardot (1861, Opéra) ; Mlle Marie Battu (Paris et Bruxelles, 1866-1884); Mœe Rose Caron enfin, dont les triomphes artistiques appartiennent à l'actualité. Et cette série de virtuoses se prolongera certainement dans l'avenir, tant qu'il se trouvera une chanteuse capable de sentir la beauté de l'œuvre et possédant les dons nécessaires pour taire revivre, au théâtre ou au concert, la plus belle et la plus dramatique figure féminine de la scène musicale.
Conformément aux principes observés dans les volumes déjà parus des opéras de Gluck, on s'est attaché principalement à établir pour VAlceste française une partition propre à l'usage pratique des artistes et des directions théâtrales. C'est pourquoi l'on a pris cette fois pour guide principal, de préférence à l'édition Pelletan-Damcke, l'ancienne partition d'orchestre, publiée dans l'année même qui suivit la première représentation l. Ce document contemporain nous donne l'œuvre musicale telle que, après le remaniement du IIIe acte, elle s'est établie au théâtre et maintenue au répertoire, tandis que le volume monumental de l'édition récente contient une foule de passages (des redites pour la plupart 1, voire même un morceau entier, qui, sur la scène parisienne, n'ont pas survécu aux premières représentations •'.
Nous avons renoncé à publier un Appendice pour cette partition, la dernière de la série des grands ouvrages français de Gluck, non pas certes faute de matières, mais à cause même de leur trop grande abondance; pour réunir les paralipomènes de cette œuvre, et notamment tout ce qui dans VAlceste italienne est d'un intérêt majeur pour les artistes, il faudrait un volume à peu près de même taille que celui-ci '. Je me suis contenté, pour répondre à plusieurs demandes provenant de collègues et de confrères, d'employer les dernières pages â indiquer le programme exact des auditions d'Alceste données depuis trente ans aux concerts du Conservatoire royal de Bruxelles.
Bruxelles, i5 septembre 1902.