SCÈNE PREMIÈRE
ARSINOÉ, TÉLÉNUS.
ARSINOÉ
-CiNFiN, pour nous parler il est temps do nous voir , Et d'achever l'hymen qui fait tout mon espoir. Si j'en crois des deslins la menace importune, Ce jour de mon bonheur comble mon infortune. Callirhoé jamais ne saurait renoncer Aux nœuds qu'en son audace elle osait s'annoncer. Et plus ambitieux et plus à craindre qu'elle , AIcméon est bien loin d'y paraître infidèle. Ce fils que pour le perdre et la faire périr, J'armai contre une mère et ne puis retenir , Aujourd'hui rassuré , plus ferme dans son crime , Marche sans se troubler entre ce double abîme. La reine , sans soupçon, sans crainte du trépas , S'avance à des dangers qui ne l'atteindront pas , Et je vais voir son fils en s'approchant du trône , A ma rivale heureuse assurer la couronne.