SCÈNE II
ÉRIPHYLB.
Mon fils , il faut que je vous voie : Aux vœux que vous formez je me prête avec joie. Je cherche quel bonheur me reste à souhaiter, Et ce qu'aux vœux d'un fils il me faut ajouter. L'état de votre cœur, le trouble qu'il m'inspire, Ne peut de mes soupçons diminuer l'empire ; . Quand tout cède au pouvoir qui vous fait respecter , Quel motif Alcméon a-t-il de s'affecter? Vous avez vu sur vous mes bontés se répandre ; Et les dons, les faveurs dont un fils doit dépendre, Pour vous de mes bienfaits redoublés chaque jour , De votre épouse encor justifier l'amour. Lorsqu'elle a sur vos nœuds prodigué mes tendresses, Ne vous montrez-vous pas sensible à ses largesses ? Que voulez-vous de plus ?
Je voudrais vainement M'expliquer des froideurs de mon empressement. Dans des nœuds abhorrés qu' Alcméon doit maudire, Que me demandez-vous et que puis-je vous dire ? A peine dans l'amour dont mon cœur est atteint, De mon premier hymen j'ai vu l'espoir éteint; De mes nouveaux transports Callirhoé jalouse, Ueniplace dans mon c(ïnir l'amour de mon épouse,