‹ Alcoolisme et Réforme SocialeChapitre 10 sur 69 · LOIS · texte numérisé non relu

LOIS

sances, 1} faut voir combien de ces unités conçues dans l'ivresse arrivent à l’état adulte, combien peuvent jouer le rôle qui leur est dévolu dans la société: d’après les stalistiques que nous avons rapportées, celle du Professeur DÉmme en particulier, les alcooliques sont loin de fournir un nombre d'unités sociales comparable au nombre fourni par les abstèmes.

Et à ne considérer que leur seul intérêt, s'ils ne devepaient pas par leurs excès des non-valeurs, on pourrait dire que ces buveurs sont libres de s’'empoisonner. Mais osera-t-on soutenir qu'ils n’ont pas à s'inquiéter de ceux qu'ils laissent après eux, de tous ces rejetons qui ne connaîlront que la maladie, la souffrance, l’abètissement intellectuel et la dépravation morale, parce qu'il a plu à leurs ascendants de se gorger d'eau-de-vie ?

Nous pourrions encore montrer que l'alcoolisme n'appauvrit pas seulement la nation en individus, mais que la contribution financière de ce vice est effrayante.

Par loutes ces raisons, — et nous n’en avons présenté qu'un résumé bien imparfait: — ef parce que la consommalion de l’alcool (1) monte toujours en France et que nous pouvons revendiquer le triste privilège d'occuper le premier rang parmi les nations européennes les plus alcoolisées, la lutte contre l'alcoolisme se trouve amplement justifiée.

(1) CÊ. Rapport de Crauor, loc. citato.

Bulletin du ministère des Finances.

Th. Ruyssew, L'enseignement médical et l’antialcoolisme de Thése. Paris, 1897.

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