LUE
qui créerait dans le budget un déficit de plus de 296 millions.
2° L'Option locale. — Le principe de l'option locale laisse à chaque district, à chaque comté, à chaque commune dépendant d'un État où il est proclamé, le soin de se prononcer entre la liberté et la prohibition, entre la prohibition et le système des hautes licences, etc. La solution adoptée est valable pour un temps variable. Par ce procédé, le pouvoir central se (trouve dégagé de toute responsabilité.
Seize États de l'Union américaine jouissent de cette disposition. Dans la colonie anglaise de la Nouvelle-Galles du Sud (Australie), la vente au détail des spiritueux peut être interdite par le vote des 2/3 de la population (hommes et femmes). En Finlande, l'option existe pour le débit de l'eau-de-vie et de la bière dans les villes. En Angleterre, le droit d'option est élabli en faveur des magistrats et des possesseurs de propriétés seigneuriales. Plus de 2000 paroisses n’ontpas de débits. Il y a même, dans de grandes villes comme Liverpool, des quartiers qui sont dans le même cas. Telle Soxteth Park Estate, qui ne compte pas moins de 6000 habitants; le paupérisme y est presque inconnu et la mortalité est de 20 0/0 au-dessous de celle des autres quartiers.
Il serait à souhaiter que ce principe fût introduit dans la législation française, au profit des communes.
3° La Prohibition des spiritueux à essence et des huiles de vin.— Pour celte catégorie de spiritueux, nous réclamons la prohibition absolue. I] serait grand temps de reprendre l'article 18 du projet de loi sur les boissons, discuté au Sénat en juin 1896 et ainsi conçu : « La fabrication, la