IV. — L'IMPOT PROGRESSIF
Pour atteindre l'alcoolisme, il faut frapper toutes les boissons alcooliques. Une excellente mesure, qui pourrait servir utilement la cause que nous défendons, serait l'établissement d’un impôt progressif (1). Tous les fabricants, les distillateurs connaissent exactement le degré des boissons qu’ils vendent ; dans le commerce des vins, c’est aujourd’hui une coutume constante de déterminer et d'indiquer le degré alcoolique: Les boissons fermentées: vins, cidres, bières seraient taxées à leur degré alcoolique. Pour les boissons distillées à degré alcoolique élevé, ‘la taxe, basée sur la proportion d'alcool serait plus forte.
De cette manière, tout l'alcool serait imposé, et cela d'autant plus qu’il sera offert au consommateur sous une forme plus concentrée et par conséquent plus nuisible.
(1) X. Rocoues. Conséquences hygiéniques de la monopolisation de l'alcool, Rev. gén. des sciences, 15 octobre 1896.