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gnerie. L’unique moyen d'arriver à ce résultat est de faire disparaître cet intérêt personnel ».. Le but poursuivi, disons-nous, ne semble pas avoir été atteint, malgré la rigueur des mesures proposées et malgré l'établissement des curatelles de tempérance (1), qui devaient grouper autour des agents du gouvernement les personnes les plus considérables de la localité, pour les assister dans leur œuvre de moralisation.
En Norwège, parune loi du 24 juillet 1894, les conseils municipaux sont autorisés à interdire le commerce de l'alcool au détail, si la majorité des hommes et femmes âgés de plus de 25 ans approuve cette prohibition. Sur 13 villes consultées, 11 se sont prononcées pour l’interdiction. M. VanLaEr (2) communique une lettre d’une haute personnalité norwégienne, qui montre que les effets de la réforme n’ont pas été ceux que ses promoteurs escomptaient. « On profite largement de toutes Les facilités d’éluder la Loi, et si peut-être on boit moins d’eau- . de-vie, on avale en revanche des quantités énormes d’un soi-disant portvin, fabriqué à Hambourg, qu'on paye Ofr. 60 la bouteille et qui est un breuvage très alcoolique éttrès malsain. Aussi la réaction chez toutes les personnes raisonnables est-elle générale, à tel point qu’on est presque unanime à reconnaître à la Chambre des députés qu'on à fait une faute et qu’il faut changer d'urgence cette loi désastreuse, et qu’une Commission a élé nommée au début de la présente année, pour étudier les moyens d’enrayer le mal déjà causé... »
(x) Cf. Rapport Brunarm», loc. cit,, p. 87. Rapport Boroniwe, loc. cit, p. 48.
(2) Op. cit., p. 226.