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sommation par têle d’habitant était de 6 Litres 90 dans le Brabant septentrional, le nombre des débits étant plus de deux fois supérieur au chiffre légal, tandis que,dans la Hollande méridionale, la consommation par tèle d’habitant était de 10 litres 27, le nombre des débits n'étant qu'une fois et demie supérieur au chiffre légal; de plus, depuis la promulgation de La loi de 1881, la diminution de moilié du nombre des cabarets n’a pas exercé une influence évidente sur la consommation de l'alcool. Il ressort de ces contradictions ce fait, que nous avons mis en évidence plusieurs fois, qu'aucune mesure isolée n’est suffisante pour amener un recul sensible de l'alcoolisme, Nous ne croyons pas cependant qu'après Lunier, LeGrain, CLAUDE, BAER, on puisse nier l'influence néfaste de la mulliplication des débits. L'enquête même du Conseil Fédéral Suisse, qui a trouvé que la consommalion de l'alcool était plus forte dans les cantons qui avaient le moins de débits, ne doit pas emporler notre conviction. Comme le fait remarquer JAQuET (1) « cette contradiction apparente s'explique d’un côté par le fait que, dans les cantons de Thurgovie, de Schwyz, d'Appenzell, des Grisons et du Tessin, où lenombre des cabarets atteint son maximum, on consomme beaucoup de vin, de cidre et de bière, tandis que dans les cantons de Berne et de Fribourg, où la proportion des débits estplus faible, l’eau-de-vie constitue la boisson principale du peuple. En outre, la distillation à domicile, pratiquée en grand dans ces deux derniers cantons avant l'introduction du monopole, était un obstacle à la mulliplication du nombre des débits, chaque
(1) Loco cil., p. 31.
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maison constituant un petit débit pour la famille et les amis. En Thurgovie, on boit à l'auberge, à Berne on boit en famille. »