I. — LA RESTRICTION ET LA PROHIBITION DE LA VENTE DE L'ALCOOL
Aux Élals-Unis, d’après un ordre du Ministre de la guerre dalant du 1* mai 1890, les cantines militaires ne peuvent vendre ni vin, ni spiritueux; seule, la bière est tolérée, pourvu qu’elle soit légère (1). En Hollande, les commandants de corps sont autorisés à interdire l'usage des boissons fortes dans les cantines. Dans les cas où la vente en estpermise,la vente n’a lieu que pendant 4 heures par jour, savoir deux heures avant le diner el deux heures avant le coucher (2).
En France, nombreux déjà sont les exemples montrant que les chefs de corps se préoccupent d’éloigner l’homme de l'alcool.
Au 7° dragons, à Fontainebleau, la vente de l'alcool n’est autorisée à la cantine que pendant une heure matin et soir après la soupe, de même à Amiens, à Orléans, à Vitré: dans le 3° corps d'armée, par ordre du général commandant, lavente de l'alcool est défendue dans les cantines avant 10 heures du matin; ce sont là mesures bien bénignes, mais qui permettent d'espérer que progressivement tous les commandants de ce corps arriveront à l'ordre du jour transmis le 21 janvier dernier à ses généraux de brigade par le général Cornulier de Lucinière, commandant la 41° division à Nancy (3): /7 est désormais
(1) Van 0eN Heuvez. La lutte contre l'alcoolisme aux États-Unis. ARéforme sociale du 15 mai 1895.
(2) Van ne Veur. Compte-rendu du IVe Congrès. La Haye, 1893, page 242. Cité par A. Jaquer (de Bäle).
(3) Communiqué oralement par M. Pauz Cnanron.
Ti
interdit de la facon la plus formelle aux cantinières régimenlaires de vendre lout alcool, tels que eauxr-de-vie, absinthe, elc.
Depuis plusieurs années, la vente de l’absinthe est interdite dans les corps de troupe (1).